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Le Souss au 17ème siècle

Le Souss au 17ème siècle



Introduction

Dès le temps du Sultan saâdien Ahmed el-Mansour (mort en 1603), il y avait dans le Souss deux grandes familles de Saints : d’une part, dans l’Anti-Atlas occidental, les Semlala (Ida Ousemlal), descendants de Sidi Ahmed Ou Moussa, au Tazeroualt ; d’autre part, dans le Haut-Atlas occidental, les Saints de la Zaouïa de Zouddagha, connus alors sous le nom de Filala (Tafilalt). Ces deux grandes familles de Saints passent pour avoir été rivales mais, à cette époque, il semble qu’il se soit agi d’une concurrence de prestige religieux mais non de pouvoir politique puisqu’elles avaient des aires d’influence distinctes - l’une au Nord de la vallée du Souss (Filala), l’autre au Sud (Semlala) - et qu’elles ne pouvaient alors se disputer la maîtrise de Taroudant et de la plaine du Souss qui étaient sous l’obédience des Sultans saâdiens, notamment au temps de Moulay Ahmed el-Mansour (1578-1603).

En ce qui a trait aux relations des Filala et des Semlala avec ce célèbre Sultan, on sait que, dès avant 1591, celui-ci avait essayé de se saisir du Saint de la Zaouïa de Zouddagha dont il craignait le pouvoir grandissant. Quant aux Saints du Tazeroualt, on sait que Sidi Ali, fils de Sidi Ahmed Ou Moussa, mourut en prison à Taroudant en 1597, ce qui peut donner à croire que lui aussi avait inquiété le pouvoir central ; moins prudent peut-être, ou moins heureux que le Saint de Zouddagha, il n’aurait pu éviter d’être capturé et incarcéré.

La crainte que pouvait ressentir le sultan Ahmed el-Mansour devant l’autorité des grands Saints qui ne lui donnaient pas de preuves évidentes d’attachement paraît attestée aussi dans la province de Sijilmassa (Tafilalt) car c’est à la même époque que la grande famille religieuse des Ould Mahalli quitte Sijilmassa où se trouvait sa Zaouïa et va s’installer dans la Saoura.

Les auteurs anciens n’ont donné aucun motif pour justifier cette migration, mais on peut croire qu’elle eut lieu parce qu’Abou Mahalli - chef de cette grande famille de qadis - sentait peser sur lui la menace du Sultan, sans doute inquiet de son pouvoir et aussi de son attitude envers lui et son Makhzen. On voit mal en effet quelle autre raison impérieuse pourrait avoir poussé à l’exil et à l’abandon de ses biens une famille sans doute fortunée et jouissant d’une longue notoriété.

Quelques années après la mort d’Ahmed el-Mansour, Abou Mahalli quittera d’ailleurs la Saoura, se dressera contre son successeur et ira jusqu’à s’emparer de Marrakech dont il sera roi pour un temps.

Eclatement du pouvoir

Dès le lendemain de la mort d’el-Mansour, la guerre civile éclate : l’un de ses fils (Moulay Zidane) est proclamé à Fès, au autre (Abou Farès Abdallah) l’est à Marrakech et des troubles se produisent aussitôt dans le Souss.

Moulay Zidane (fils d’une femme chebana, arabes du Souss) est celui de ces princes qui nous intéresse le plus parce qu’il deviendra roi du Souss (1604), puis de Marrakech (1607) et qu’il parcourra à plusieurs reprises le Maroc saharien pour y chercher refuge ; il aura en outre à se défendre contre les ambitions de plusieurs grands Saints du Sud marocain qui se lèveront contre lui : Sidi Brahim et Sidi Ali de Tazeroualt, Abou Mahalli de Sijilmassa, Sidi Yahya du Haut-Atlas occidental. Autant de raison pour lesquelles Moulay Zidane et ses aventures s’insèrent dans l’histoire du Sud marocain où ils tiennent une place importante.

Moulay Zidane en fuite

A peine Moulay Zidane a-t-il été proclamé à Fès que le voici vaincu par ses frères et contraint de s’éloigner de cette capitale ; poursuivi, il emmène sa suite et ses bagages en direction de Tlemcen où il espère recevoir l’aide des Turcs, mais arrivé à Oujda, il s’y arrête et y séjourne quelques temps.

Au mois de juin 1604, désespérant d’être aidé par les Turcs d’Alger, Moulay Zidane revient d’Oujda (ou peut-être de Tlemcen) où il vivait avec une cinquantaine de soldats et se dirige vers Sijilmassa ; cette place est tenue au nom de son frère Moulay Abou Farès par un Qaïd qui en est le gouverneur. Sijilmassa est d’autre part la résidence de la famille du qaïd Abd es-Sadoq, personnage qui avait été grand fauconnier d’Ahmed el-Mansour. Abd es-Sadoq prend le parti de Moulay Zidane, lui amène 1200 chevaux et leurs cavaliers et, avec cette force, entrent à Sijilmassa sans avoir à lutter ni combattre, en dépit de ses habitants et de son gouverneur tandis que celui-ci s’enfuit vers le Dra avec les soldats de la garnison. Moulay Zidane reste alors une quinzaine de jours à Sijilmassa.

Le Souss appelle Moulay Zidane

Tandis qu’il séjourne à Sijilmassa, Moulay Zidane apprend les dispositions de la plaine du Souss où les Arabes Chebana refusent de reconnaître son frère Moulay Abou Farès et où presque toutes les tribus l’appellent. Il se prépare donc à gagner le Souss et se dirige vers l’Ouest, vers la vallée du Dra oriental, voie habituelle de passage entre Sijilmassa et le Souss.

Mis au courant des intentions de son frère, Moulay Abou Farès (qui règne à Marrakech) envoie aussitôt des troupes dans le Dra sous le commandement de son fils (Abd el-Malek) pour barrer le passage à Moulay Zidane.

Voyant sa route coupée, Moulay Zidane renonce à remonter le Dra oriental où il se heurte aux troupes envoyées par son frère ; il va tenter de profiter de ce que toutes les forces des Qaïds ne sont pas encore arrivés pour traverser les Lektaoua, oasis du coude du Dra, avant de poursuivre son chemin vers le Souss en prenant au Sud de l’Anti-Atlas. Le Sultan en fuite ne réussira pas cependant à éviter tout combat et quelques escarmouches de cavalerie se produisent au coude du Dra ; bien que ne faisant que quelques tués dans un camp et dans l’autre, cette rencontre est des plus pénibles car elle a lieu en plein mois de juillet et un qaïd d’Abou Farès y meurt soudain de chaleur excessive et de soif.

Les forces de Moulay Zidane sont si petites qu’il est incapable de lutter contre l’armée adverse, aussi ne s’engage-t-il pas dans le Dra et va-t-il essayer de gagner le Souss par le chemin du Sahara. Il veut atteindre l’oasis d’Aqqa (Bani central) où réside le grand ascète Sidi Abdallah Ou Mbark - le descendant du fondateur de la Zaouïa d’Aqqa et du promoteur de la dynastie saâdienne au début du 16ème siècle - qui est son cousin éloigné. Moulay Zidane sait en effet que s’il obtient l’amitié de Sidi Abdallah Ou Mbark, toutes les forces de ses frères ne pourront le déposséder du royaume du Souss car ce pieux personnage est tellement révéré dans ces contrées (Souss, Anti-Atlas, Bani) que les tribus n’y obéissent à personne si ce n’est à celui qu’il leur désigne. C’est pourquoi Moulay Zidane aspire à avoir le bienheureux Sidi Abdallah Ou Mbark pour intermédiaire entre son frère et lui afin d’atteindre la paix.

Du coude du Dra à l’oasis d’Aqqa, la marche est très pénible pendant la canicule - par manque d’eau, dans les pierres et dans les sables - le Prince et toute sa compagnie sont sur le point de périr. Après beaucoup de misère endurée pendant ce voyage, Moulay Zidane arrive enfin à Aqqa où l’accueille le bienheureux Sidi Abdallah Ou Mbark.

Sidi Abdallah est à la fois un remarquable homme d’affaires et un Saint de grande réputation qui était naguère en relations avec le sultan Ahmed el-Mansour. Ces diverses qualités doivent favoriser l’intervention pacifique de ce personnage pour rapprocher les deux frères ou du moins éviter qu’ils ne poursuivent une guerre continuelle dont tout le royaume du Maroc subit les fâcheuses conséquences.

Le Saint d’Aqqa accepte d’écrire à Moulay Abou Farès ; lui ayant adressé plusieurs lettres, il parvient à rendre possible l’établissement d’un traité entre les deux frères et suggère qu’Abou Farès envoie le qaïd Azzouz à Aqqa pour conclure l’accord avec Zidane (août 1604). Grâce aux efforts du Qaïd et du Saint, la paix est conclue entre Moulay Abou Farès et son frère Moulay Zidane : ce dernier obtient la jouissance du royaume du Souss, l’autre le reste de l’empire et, à la suite de cet accord, Moulay Zidane entre paisiblement à Taroudant, principale cité du royaume qu’il vient d’obtenir. La Saint d’Aqqa et le qaïd Azzouz s’installent aussi à Taroudant, à la cour de Moulay Zidane, afin de guider ce prince par leurs conseils.

Moulay Zidane, roi du Souss

Après que Moulay Zidane est installé dans le Souss, cette contrée - qui au cours de tous les temps passés avait été la province du Maroc la plus inquiète et la plus rebelle - devient la seule paisible et bien gouvernée du royaume. Toutes les autres contrées, se trouvant alors sous l’autorité des deux autres frères, restent très agitées et pleines de tous les tumultes.

Cependant, à peine établi dans le Souss, Moulay Zidane soumet le pays à de lourds impôts, plus grands que son père en avait jamais demandés, tant et si bien que Sidi Abdallah Ou Mbark réprouve ses agissements comme le fait aussi le qaïd Azzouz. Le Saint et le Qaïd ne réussissent pas à conseiller ni à diriger Moulay Zidane pour son propre bien et le profit de l’Etat car ce prince est têtu et n’accepte les conseils de personne, n’agissant que selon sa préférence mais à son préjudice. Rebutés par un tel entêtement, Sidi Abdallah et le qaïd Azzouz se retirent : le Saint regagne la Zaouïa d’Aqqa pour y reprendre sa vie ascétique ; quant au Qaïd, il retourne au château fort qu’il possède dans les montagnes du Siroua.

Par les exigences de sa gestion, Moulay Zidane provoque les révoltes des montagnards de l’Atlas ; ceux-ci, bons soldats et excellents tireurs dont l’habitat est naturellement défensif, trouvent son joug trop lourd et bien peu le respectent, lui ou son pouvoir, ils se défendent les armes à la main donnant souvent bien du fil à retordre au nouveau roi. Quant aux habitants du piémont et à ceux de la plaine, eux aussi éprouvent la rudesse de son autorité mais, sachant leurs gorges à sa merci, ils n’osent se rebeller ouvertement et sont maintenus sous le joug.

Le mécontentement des tribus campagnardes est entretenu par les secrètes manœuvres de Moulay Abou Farès, redoutant que son frère Moulay Zidane devienne puissant par l’accroissement de son Trésor et du nombre de ses partisans.

Au cours de l’été 1605, Moulay Zidane qui se trouve alors non loin de Marrakech, soupçonne les sentiments de son frère Moulay Abou Farès à son égard et découvre par ruse ses vraies dispositions : rédigeant une lettre comme si elle émanait du principal chef de ces régions montagneuses de l’Atlas, il la fait parvenir à son frère Abou Farès ; cette lettre est pleine d’hommages et de respects, le rédacteur présumé y offre en outre d’envoyer la tête de Moulay Zidane qui campe alors dans son pays, au pied des montagnes. Moulay Abou Farès répond sans retard à cette lettre, avec de grands remerciements et la promesse d’une large récompense en or si un service de si haute importance lui est rendu.

Dès que Moulay Zidane reçoit cette réponse lui révélant les secrètes intentions de son frère, il lève le camp pour se retirer dans les oasis au Sud de l’Atlas ; il va à Sijilmassa et dans le Dra où il reste, percevant les impôts, recueillant de l’argent et des hommes. Deux mois se passent ainsi, au cours desquels des pourparlers de paix ne mènent à aucun rapprochement entre les deux frères ennemis mais Abou Farès ayant à lutter au Nord de l’Atlas contre son frère el-Mamoun (roi de Fès), Zidane peut recouvrer le royaume du Souss.

En 1606, Moulay Zidane - toujours roi du Souss et qui n’a jamais désarmé - s’insurge à nouveau contre son frère Abou Farès, roi de Marrakech ; avec un petit nombre d’hommes, il s’empare du Tafilalt où il trouve beaucoup d’or et de richesses, il conquiert aussi le Dra et s’empare du Tadla. Tout le Maroc est en pleins troubles et l’on ne peut savoir qui deviendra maître du royaume entier.

De la royauté du Souss à celle de Marrakech

En décembre 1606, Moulay Abou Farès roi de Marrakech s’enfuit, chassé de sa capitale par son neveu Abdallah, fils de son frère el-Mamoun roi de Fès. Cependant, à Marrakech, le prince Abdallah donne l’exemple des pires excès à ses soldats qui pillent les maisons et violent les femmes.

Excédée par les abus d’Abdallah et des siens, la population de Marrakech décide rapidement d’appeler à l’aide Moulay Zidane qui est toujours le maître du Souss. Quelques semaines plus tard, Zidane arrive et on l’introduit secrètement dans la ville où les habitants l’acclament comme émir : dans le même temps, Abdallah prend la fuite avec ses troupes mais celles-ci s’engagent dans un chemin étroit sous les remparts où elles sont en grande partie massacrées.

L’autorité de Moulay Zidane devenu roi de Marrakech est précaire. Deux mois plus tard environ, il apprend que son frère el-Mamoun se prépare à lui enlever Sijilmassa. De Marrakech, Moulay Zidane fait aussitôt partir le pacha Slimane et mille Arabes Cheraga pour occuper cette province (10 mai 1607). Peine perdue : à deux journées de Sijilmassa, ces rudes soldats égorgent le Pacha et désertent pour rallier le Sultan de Fès.

Quelques mois encore et le prince Abdallah fils d’el-Mamoun organise en octobre une nouvelle expédition sur Marrakech où l’administration de Moulay Zidane n’est d’ailleurs guère appréciée de la population. Abdallah et l’armée de Fès reprennent Marrakech (10 décembre 1607) pendant que Zidane encore une fois battu se réfugie dans l’Atlas et se replie sans doute dans le Souss.

A Marrakech, le prince Abdallah et ses troupes commettent encore plus d’atrocités que la première fois qu’ils y étaient entrés (1606). De nombreux habitants quittent la ville et se regroupent sur la colline du Guéliz (Igilliz), résolus à résister ou à périr ; ils proclament le pieux Moulay Mohammed (25 janvier 1608), marchent sur leur capitale et chassent à nouveau le prince Abdallah (3 février 1608).

En quatorze mois, Marrakech a eu six rois, la ville est toute ravagée par les soldats au-dedans et au-dehors, tous les chemins sont infestés par la guerre et manquent de sécurité. Le commun du peuple meurt de faim mais qu’importe ? Les passions sont déchaînées et les habitants sont mécontents de Moulay Mohammed leur nouveau Sultan qui s’est montré clément envers leurs ennemis, aussi font-ils de nouveau appel à Moulay Zidane qui se trouve dans le Souss. Zidane revient, livre un bref combat, chasse sans peine Moulay Mohammed et reprend la capitale (24 mai 1608).

Moulay Zidane, roi de Marrakech

Voici désormais Moulay Zidane installé à Marrakech mais, en dépit de tentatives renouvelées, il ne pourra jamais reprendre Fès, la capitale du Nord où vont régner son frère el-Mamoun et ses successeurs avant que cette cité devienne indépendante et plus ou moins anarchique. C’est que l’autorité de Moulay Zidane est trop mal assurée à Marrakech et au Sud de l’Atlas pour qu’il puisse agir librement dans le Nord.

Ainsi, au printemps 1609 - alors que Moulay Zidane vient d’être victorieux près de Fès et reste devant la ville avec son armée, se préparant à poursuivre son avantage - il est rappelé dans le Sud par une sédition et se met en route pour Marrakech avec son armée. Durant son absence en effet, les gens du Souss se sont révoltés et ont tué le vice-roi - oncle maternel du Sultan - à cause de ses extorsions.

Sidi Brahim, le Saint du Tazeroualt (Anti-Atlas occidental), se lève alors dans le Souss et veut s’y faire proclamer roi. Ce Cheikh est très respecté, il est le petit-fils de Sidi Ahmed Ou Moussa. Sidi Brahim aurait pris les armes au nom de Moulay el-Mamoun considérant que c’est lui le successeur légitime de son père le sultan Ahmed el-Mansour. Le bruit court à Marrakech que le Saint du Tazeroualt a pillé une Zaouïa. Il est déjà suivi par beaucoup de gens, le nombre de ses adhérents croît de jour en jour et on dit qu’ il fait beaucoup de mal dans le Souss.

Afin de faire face à ce danger pressant, le sultan Moulay Zidane fait partir de Marrakech 3000 hommes contre Sidi Brahim, mais ces soldats désertent faute de paye et de nourriture. Alors, au début du mois d’août, le roi envoie encore le qaïd Haddou Tebib avec environ 2000 hommes pour aller à Taroudant chercher ses femmes et son Trésor. De tous ces événements, il résulte que le Souss est en grand péril et l’on ne peut prévoir ce qui va se passer.

Ce soulèvement de Sidi Brahim de Tazeroualt est semble-t-il la première tentative armée des descendants de Sidi Ahmed Ou Moussa pour s’emparer du pouvoir dans la plaine du Souss, tentative infructueuse ou du moins sans lendemain car en 1611, Taroudant est aux mains de Moulay Zidane qui y conserve la plus grande partie de son Trésor. C’est là que se trouvent les fonds nécessaires pour payer les armes et les munitions que lui fournissent les puissances européennes - Pays-Bas notamment - et qui sont déchargées à Mogador et à Agadir ; ces importantes réserves servent aussi à rémunérer les services que lui rendent les vaisseaux européens.

Bien que le Sultan ait son Trésor dans le Souss, il semble que, dès 1611 ou 1612, Sidi Yahya de Zouddagha se soit installé à Taroudant où il trouve la qasba ruinée. A cette époque, le Saint n’est pas en lutte contre le Sultan, il lui accordera même sa protection sacrée quand le souverain se réfugiera dans le Souss après que l’arrivée du prétendant Abou Mahalli l’aura obligé à s’enfuir de Marrakech.

Par contre, Sidi Yahya de Zouddagha ne tardera pas à affronter Sidi Brahim de Tazeroualt qui, s’il n’a pas pu devenir roi du Souss en 1609, est devenu du moins le premier roi du Tazeroualt en 1611 - royauté éphémère car, dès 1613, il mourra en combattant Sidi Yahya. Ce sera là le premier acte de l’opposition sanglante et acharnée qui dressera l’un contre l’autre le Saint de Zouddagha (Haut-Atlas occidental) et le Saint du Tazeroualt (Anti-Atlas occidental), s’efforçant l’un et l’autre d’établir leur hégémonie sur la plaine du Souss et sur les régions qui l’entourent.



12/10/2007
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