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Fes et Meknes l'impérial

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Meknès

(Miknâs en arabe) est une ville du Maroc qui tire son nom du berbère Meknassa du nom de la tribu fondatrice de la ville. Elle est le chef-lieu de la région administrative de Meknès-Tafilalt, au centre du pays. La ville est située à 140 km à l'est de Rabat et à 60 km au sud-ouest de Fès.

Géographie et démographie

Meknès est située à une altitude de 500m, sur le plateau de Saïs, entre le moyen-Atlas au sud et les collines pré-rifaines au nord ; ledit plateau s'étend sur une superficie de 4560 kilomètres carrés.

La ville est traversée par l'oued Boufekrane, qui sépare la vieille ville de la ville moderne. Son bassin versant est le Sebou (Fleuve du Maroc, né dans le Moyen Atlas, qui rejoint l'Atlantique : 458 Km)

La population de la ville de Meknès est estimée actuellement à 485 000 habitants environ. Les jeunes de moins de 25 ans représentent 60% de la population. La langue officielle est l'arabe. Les habitants de la région s'adonnent notamment à : l'agriculture, l'élevage et le commerce.

La ville de Meknès est un sous étage méditerranéen, subissant les influences continentales pendant les saisons d'été et d'hiver. Cependant la diversité géographique de la région fait que chacune de ses zones naturelles présente des nuances climatiques particulières. Le climat est de type semi-aride. Le régime thermique de Meknès est marqué par l'éloignement des côtes, d'où une importante amplitude thermique extrême atteignant 25,4 °C. La température du mois le plus chaud varie entre 29 et 38 °C, et celle du mois le plus froid varie entre 2 et 7 °C. Généralement, les températures varient de la manière suivante :

  • De janvier en avril : La hausse mensuelle de la température est progressive et régulière. Elle est de l'ordre de 1 à 2 °C/mois
  • D'avril en août : Une hausse mensuelle est de l'ordre de 3 à 5 °C. La température maximale moyenne mensuelle est atteinte au mois août, soit 35,6 °C.
  • D'août en décembre : une baisse de l'ordre de 2 à 4 °C par mois.

La répartition des pluies au cours de l'année se caractérise par de fortes pluies en automne, une légère baisse en hiver avec un maximum relatif au début du printemps. L'été étant généralement sec. La période de pluie la plus importante s'étale d'octobre en mai, avec 9 à 10 jours de pluie par mois. La moyenne annuelle de pluie est estimée 84 jours. La pluviométrie moyenne dans la banlieue de Meknès atteint 500 mm/an.

Histoire

La population de la région de Meknès appartenait à des tribus berbères qui se nomment eux-mêmes Imazighen; ce qui signifie ''hommes libres''. Leur langue est le dialecte berbère qui circule jusqu'à nos jours notamment dans les chaînes montagneuses de l'Atlas, malgré le passage de plusieurs dynasties qui ont régné le Maroc durant plus de 13 siècles.

L'hitoire de Meknès semble remonter à la création d'une bourgade rurale non fortifiée au VIIIe siècle. L'installation au Xe siècle d'une tribu berbère, les Meknassa, qui établissent leur campement au nord de l'oued Boufekrane, donne son nom à la ville.

Les Almoravides en font un site militaire au XIe siècle.

Ville impériale

En 1672, Moulay Ismaïl (1672-1727), le deuxième roi de la dynastie Alaouite, quitte Marrakech pour installer sa capitale à Meknès, pour des raisons stratégiques, politiques et géographiques. Il fait alors contruire 40 km de remparts autour de la ville qu'il reconstruit. C'est l'âge d'or de Meknès, qui se dote de ses plus beaux éléments architecturaux, notamment ses grandes portes.

Des historiens français lui ont attribué de multiples surnoms, dont la kasbah ismailienne, la Versailles du Maroc, la capitale aux belles portes ou encore la capitale du cheval.

La ville historique de Meknès est inscrite depuis 1996 sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO, en tant que bien représentant de façon remarquablement complète et satisfaisante, la structure urbaine et architecturale d'une capitale du Maghreb du XVIIe siècle alliant de façon harmonieuse des éléments de conception et de planification islamique et européenne.

  • La porte Bab Mansoour
  • Les greniers et les écuries
  • la mosquée et le mausolée de my Ismail
  • le musée Al Jamai
  • la Medersa
  • La Medina

A proximité de la ville se trouvent les ruines de Volubilis, principale ville de l'ouest de la province romaine d'Afrique.

Fès ou Fez
 
(فـاس [fās], en arabe, Fes en anglais) est la troisième grande ville de Maroc, après Casablanca et Rabat, avec une population de 940 000 habitants (Fassis). C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). Elle est souvent considérée comme le centre spirituel du Maroc.

La vieille ville, un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO. Le bleu profond de ses céramiques est un des symboles caractéristiques de Fès.

Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe: فاس [fās], pioche) à l'emplacement des premières fondations.

La ville « Medinat Fas » a été fondée par Idrîs Ier en 789 à la place de l'actuel quartier des Andalous. En 809, Idris II fonde « al-Aliya » sur l'autre rive de l'oued de Fes. Al Aliya se développe très vite et devient une véritable ville avec mosquée, palais et kisariya (halle, marché).

Les sources d'eau vitales aux alentours de Fès, qui avant même sa fondation étaient connues et louées en chanson, ont sans aucun doute été un critère important lors du choix de l'emplacement pour la future métropole.

Les évolutions suivantes sont dues à deux vagues successives d'émigration : à partir de 817-818 s'installent dans la ville fondée par Idrîs Ier près de 800 familles andalouses expulsées par les Omeyyades de la ville espagnole de Cordoue. Peu de temps après environ 2000 familles banies du Caire s'installent sur l'autre berge. La mosquée universitaire « al-Qarawiyine » fondée au IXe siècle devient l'un des centres spirituels et culturels les plus importants de l'Islam. Son influence se fait ressentir jusque dans les écoles de l'Espagne islamique et au-delà vers l'Europe.

Les nouveaux arrivants apportent avec eux aussi bien un savoir-faire technique et artisanal qu'une longue expérience de la vie citadine. Sous leur impulsion, Fès devient un centre culturel important et après la fondation de la mosquée universitaire Qairawin le cœur religieux du Maroc.

Fès se trouve à un emplacement particulièrement avantageux, au croisement de routes commerciales importantes, au cœur d'une région naturellement généreuse avec des matières premières précieuses pour l'artisanat (pierre, bois, argile). Ceci lui permet de se développer très rapidement. Fès se trouve notamment sur la route des caravanes allant de la Méditerranée à l'Afrique noire en passant par la grande ville commerciale Sidjilmassa (disparue au XVIIe siècle) dans la région de Tafilalt (ce qui correpond de nos jours à la région de Rissani/Erfoud).

Moyen Âge

Les deux parties de la ville s'unissent au Moyen Âge, détruisant le mur qui les séparait. Fès perd son rôle de capitale avec la fondation almohade de Marrakech au XIe siècle mais le reprend en 1250 grâce à la dynastie mérinide. Sous leur règne, la nouvelle ville El Medinet El-Beida (la ville blanche) est fondée en 1276, elle est équipée de remparts, de palais et de jardins. Elle est rapidement connue sous le nom de Fès Djedid (la nouvelles Fès) en opposition à Fes el-Bali (la vieille ville). La population juive qui se trouvait aux alentours du palais est forcée de partir et le mellah (ghetto dans lequel vivaient les Juifs sous la protection du sultan) se forme dans l'ancien quartier de la garnison des archers syriens. Au début du XIVe siècle (apogée de l'art hispano-mauresque), la ville connaît une forte croissance. L'université de Fès est alors connue mondialement. Grâce aux caravanes allant jusqu'au port de Badis dans le Rif, Fès est en permanence liée à l'Espagne islamique et à l'Europe. En 1471, la ville tombe aux mains de la dynastie Beni Wattas

XVI-XVIIIe siècles

En 1522, Fès souffre d'un tremblement de terre qui détruit la ville en partie. Dans les années qui suivent, de nombreux bâtiments sont reconstruits, restaurés ou remplacés par des nouveaux. La dynastie des Saadi prend la ville en 1554 mais choisit Marrakech comme capitale. À la fin du XVIIe siècle, avec les débuts de la dynastie alaouite, Moulay Ismail choisit Meknès comme nouvelle capitale. Il installe à Fès une partie du clan des Udaia qui l'avaient aidé à gagner le pouvoir. Après sa mort (1727), les Udaia se révoltent, ils ne seront chassés de la ville qu'en 1833 par Abd er Rahman. Moulay Abdallah, le successeur de Moulay Ismail, fait de Fès son lieu de résidence et fait rénover ou nouvellement construire mosquées, écoles (madrasas), ponts et rues, les rues de Fès Djedid sont pavées

XIXe siècle

Au XIXe siècle, les deux anciennes parties de la ville sont reliées à de nouvelles constructions comme le palais Boujloud. Jusqu'au début du protectorat en 1912, Fès est la capitale du Maroc.

Le protectorat français et l'indépendance

Rabat est déclarée officiellement capitale du Maroc, Fès reste cependant un lieu de résidence royal important et un centre culturel, artisanal et commercial. Sous la direction de Lyautey et d'après les plans de l'architecte Henri Prost, une nouvelle ville se développe dans les environs de Dar Debibagh au sud de Fès Djedid. Si elle fut dans un premier temps le quartier résidentiel des européens, la « ville nouvelle » a continué à se développer comme ville arabe moderne avec de nouveaux quartiers de villas. Les autorités, institutions et entreprises de services s'y sont installées.



29/09/2007
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