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Sahara-Manhasset II : l'initiative d'autonomie en marche

Sahara-Manhasset II : l'initiative d'autonomie en marche

Le Maroc souhaite que soit débattue, lors du 2è round, l'initiative d'autonomie (M. Benmoussa)
New York , 10/08/07- Le Maroc a exprimé, vendredi à l'ouverture à Manhasset du 2-ème round des négociations sur le Sahara, le souhait que soit débattue au cours de ce round l'Initiative marocaine d'autonomie, "distinguée par le Conseil de sécurité comme étant sérieuse et crédible".

"Si le premier round des négociations a permis d'établir le contact et d'ouvrir les voies du dialogue, notre souhait est que les efforts durant ce second round s'orientent vers des pourparlers sérieux et constructifs, allant tout droit à l'essentiel en vue de parvenir à une solution viable et définitive", a affirmé M. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Chef de la Délégation marocaine à ces négociations, émettant l'espoir de voir l'autre partie "saisir cette opportunité unique, et en assimiler la portée et la dimension historiques".

M. Benmoussa a souligné l'entière disposition du Maroc à "discuter dans le détail tous les points se rapportant au statut d'autonomie". "Nous serons réceptifs aux propositions et aux amendements constructifs, aux idées et explications que les autres parties souhaiteraient émettre en toute bonne foi, avec sagesse et réalisme, dans le cadre du respect mutuel, de l'engagement libre et sincère, avec l'appui de toutes les parties concernées, particulièrement nos frères et voisins algériens", a-t-il dit, en expliquant que le but est de parvenir à la réconciliation, d'aboutir à une solution consensuelle fondée sur l'autonomie comme cadre réaliste et applicable toute l'autonomie, et rien d'autre que l'autonomie, portant les garanties de la légitimité nationale et la légalité internationale.

Le Royaume du Maroc, a-t-il indiqué, poursuit sa participation à ces négociations, en étant profondément convaincu que l'initiative pour un statut d'autonomie "reste la voie judicieuse vers la paix des braves", soulignant que cette initiative "représente un réel point de départ du dialogue et de la négociation en vue de trouver un espace propice au consensus et d'œuvrer ensemble pour surmonter les obstacles et lever les amalgames qui entourent la question du Sahara, et qui, dans le contexte actuel, ne trouvent plus de justification".

M. Benmoussa a souligné que la délégation marocaine, fidèle à sa foi profonde dans la vertu du dialogue constructif et de la concertation, et attachée aux principes de la démocratie participative, a rendu compte, dès son retour à l'issue du premier round des négociations, aux représentants du peuple, à travers le parlement, le Conseil Consultatif Royal pour les Affaires Sahariennes, ainsi qu'aux Chioukhs des tribus et aux élus locaux sahraouis.

"Le discours prononcé par Sa Majesté le Roi à l'occasion de la fête du Trône est venu couronner cette mobilisation en faveur d'une solution politique définitive au conflit et a réitéré l'engagement solennel de la Nation marocaine à oeuvrer en faveur de la proposition d'autonomie, toute l'autonomie et rien que l'autonomie", a-t-il rappelé.

Le Maroc, a poursuivi le ministre, réaffirme son attachement a l'Initiative pour un statut d'autonomie, nourrissant l'espoir que ce processus de négociation aille de l'avant, et que le dialogue se focalise sur cette proposition globale, marquée par son ouverture et sa souplesse et qui est ouverte à la contribution des autres parties et à une solution consensuelle.

M. Benmoussa a réitéré, dans ce cadre, l'engagement "sincère" du Royaume du Maroc à mettre en place "une autonomie authentique répondant aux critères universellement admis", rappelant que l'initiative d'autonomie constitue une "opportunité historique pour sortir notre région de la situation de tension, de convulsions en tous genres et de calculs politiques étroits" et s'inspire des expériences avérées des pays voisins et se veut conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

"C'est cette initiative, a insisté le ministre, qui a donné lieu à ce processus de négociation, qui a créé cette nouvelle dynamique et qui lui a conféré un puissant élan à même de permettre un règlement définitif de ce conflit". "Il nous appartient, a indiqué le ministre, d'en saisir l'opportunité et d'en user de manière responsable et rationnelle, d'en aborder les multiples volets avec un esprit positif et un naturel optimisme qui recouvre une vision prospective porteuse", ajoutant que l'initiative marocaine "constitue de par sa conception politique et sa générosité une plate forme réaliste et un cadre de référence aux négociations".

Il a ajouté que la proposition marocaine est "marquée du sceau de la clarté, de la transparence, de l'audace et du réalisme" et qu'elle est ouverte et souple dans sa conception comme dans sa formulation et reste de par ces caractéristiques, objet d'échanges.

La proposition marocaine, a expliqué M. Benmoussa, est par conséquent, "un réceptacle à tous les enrichissements, assurant aux populations sahraouies, le plein exercice de leurs droits constitutionnels et politiques, la sauvegarde de leurs spécificités culturelles, de leur mode de vie et de leurs traditions, dans un cadre qui leur garantisse la place qui leur échoit".

Il a fait observer, dans ce cadre, que cette initiative ouvre grande la porte des retrouvailles, du regroupement et de la communion des familles sahraouies et met la région à l'abri des bouleversements et des défis qui la guettent, rappelant que le problème du Sahara "n'aurait jamais existé, n'eut été les manœuvres des puissances coloniales qui ont démembré le territoire du Maroc et les conflits et tensions engendrées par la guerre froide".

Et d'ajouter : "la décolonisation s'est faite au prix des sacrifices des fils de la région. La guerre froide n'est plus qu'un lointain souvenir. A la faveur de ces circonstances, plusieurs pays de par le monde se sont regroupés au service de leurs peuples. A la vue d'une telle évolution, il est de notre droit de nourrir tous les espoirs pour que notre région sorte de cette épreuve éprouvante et qu'elle prenne le chemin salutaire de l'union, de la réconciliation et de la concorde".

L'initiative du Maroc, a insisté le ministre, répond pleinement aux aspirations des populations du Sahara, leur octroyant un rôle de tout premier plan dans les instances de l'Etat, et au sein de tous les organismes et institutions de la région bénéficiant du statut d'autonomie, et ce dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'unité territoriale du royaume.

"Le noble dessein étant l'édification d'un Maroc fort de ses avancées démocratiques, économiques et sociales. Il ne sera que plus fort, par votre retour et votre adhésion à cette dynamique, parce que vous en êtes les fils, parce que vos parents y ont vécu, y vivent encore, et s'honorent ostensiblement de leur appartenance à leur pays et à leur nation", a souligné le ministre à l'adresse des membres de la délégation du Polisario.

Il a assuré, à ce propos, que "la voie démocratique pour laquelle le Maroc a opté de manière irréversible, balise le terrain à tous les courants, et à toutes les sensibilités, garantit leur place à toutes les tendances pour exprimer leurs opinions, formuler leurs aspirations, et donner corps à leurs souhaits dans le cadre de l'unité nationale et le respect des fondamentaux et des constances du Royaume".

L'expérience prometteuse que vit actuellement le Maroc, a affirmé M. Benmoussa, "atteste de la totale intégration des fils des provinces sahariennes au sein de l'ensemble des institutions étatiques où ils jouissent d'une représentation substantielle, leur permettant de contribuer aux côtés de leurs frères du nord du royaume, à l'édification du Maroc nouveau, un Maroc qui puise sa force entre autres, dans l'union de l'ensemble des ses enfants".

Le Royaume du Maroc, a dit le Chef de la délégation marocaine, "souhaite que les autres parties appréhendent la portée de cette opportunité historique qui n'a d'autres buts que d'instaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région", se déclarant persuadé qu'"une approche pondérée et responsable, apprécierait positivement l'Initiative pour un statut d'autonomie qui vous est présentée".

M. Benmoussa a réaffirmé que l'Initiative marocaine représente une plate forme adéquate et une solution politique ayant vocation de rectifier les erreurs historiques nées du colonialisme et de la guerre froide, et de s'inscrire dans le respect de la légalité internationale, prenant en considération le contexte politique actuel que nul ne peut feindre d'ignorer.

"De nos frères algériens, nous attendons qu'ils soient à la hauteur de cet évènement historique, qu'ils aient un regard prospectant l'avenir, l'avenir du Maghreb arabe, celui des aspirations de ses peuples à l'union, à l'entraide et à la solidarité", a affirmé le ministre.

Le Maroc, qui a consenti d'importants sacrifices et a montré un niveau élevé de souplesse et d'ouverture, a dit le ministre, exhorte "les autres parties" à faire preuve de la même volonté, à s'armer de la même détermination pour parvenir à une solution ne faisant ni vainqueur ni vaincu.

Il a souligné que la conviction du Maroc est "totale en la possibilité d'une telle solution, pour peu que les autres parties fassent le pas qu'il faut dans cette direction", faisant remarquer que "rien de tel ne peut, à l'évidence, se faire à défaut d'une sérieuse adhésion à des négociations de fond qui nous permettraient d'aboutir à une solution acceptable par tous et de concentrer nos efforts vers les défis du développement et l'affrontement des divers dangers qui, au regard de la situation de déchirement que nous vivons, iront crescendo, sauf à nous ressaisir et à resserrer nos rangs".

Il est regrettable, a déploré M. Benmoussa, de constater que la région du Sahel, qui s'étend de l'Atlantique à l'est de l'Afrique, est en passe de devenir un espace du terrorisme international et un refuge pour les bandes du crime et de la contrebande. "Les groupes terroristes ont mis à profit la désunion des rangs maghrébins pour s'infiltrer dans notre région, s'y installer en toute quiétude, d'ou ils partent pour frapper les objectifs qu'ils auront ciblés", a-t-il averti, mettant en garde que de la sorte, ces groupes "menacent non seulement la stabilité des pays du Maghreb arabe, mais aussi la sécurité de plusieurs pays européens".

Il s'agit là, selon lui, d'une situation qui appelle les pays de la région à concrétiser l'adhésion louable de ses dirigeants à l'appel du Maroc en vue d'intégrer l'action commune et de coordination destinée à faire face aux défis et juguler le danger terroriste qui menace l'ensemble.

"La communauté internationale attend de nous le couronnement de ces négociations par un résultat positif. Elle nous interpelle pour que l'on aille de l'avant, pour que l'on ait une vision de l'avenir et pour qu'on se libère des positions intransigeantes", a souligné le ministre, ajoutant que "la solution négociée (à la question du Sahara) implique pour l'autre partie de se libérer de la logique du passé, de se départir des concepts dépassés qui ne pourraient que pérenniser l'impasse actuelle".

M. Benmoussa a affirmé que "les nombreux pays de par le monde qui ont apporté leur bénédiction à cette initiative espèrent à présent, que notre rencontre d'aujourd'hui parvienne à donner corps à ce que nous avons ensemble entamé au mois de juin dernier, que nous puissions mettre en place les premiers jalons d'une étape nouvelle de l'histoire de notre région, et asseoir les fondements d'une solution politique en cohérence avec les résolutions du Conseil de sécurité et en conformité avec la légalité internationale".

L'histoire, a fait observer le chef de la délégation marocaine, atteste que le fait de camper sur les mêmes positions plus de trente années durant, ne fait que multiplier les problèmes et agrandir la sphère des déchirements, soulignant que "le Maroc a assumé ses responsabilités pour que s'instaurent la paix et la concorde dans notre région et a exprimé sa sincère volonté dans ce sens".

Il a appelé les autres parties à assumer leur responsabilité, rappelant que "les familles sahraouies ont durement souffert de la poursuite de ce conflit qui a donné lieu à la séparation de leurs enfants. Elles ne pourraient supporter que cette situation dure davantage".

Après l'échec des propositions et des plans précédents, dont "l'inapplicabilité" est avérée, a-t-il souligné, "nous avons la ferme conviction que l'initiative marocaine avec ses principes intangibles et ses fondements obéissant à la légalité internationale, constitue l'unique solution politique à ce conflit".

L'alternative qui se pose aujourd'hui, a affirmé le chef de la délégation marocaine, n'est guère le choix entre l'option de l'indépendance et le statut d'autonomie, mais bien entre le statut d'autonomie en tant que solution consensuelle et définitive dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'unité territoriale du Royaume et la perpétuation indéfinie de l'impasse avec ce que cela implique pour les populations du Maghreb.

Le ministre a rappelé que le projet d'autonomie est une proposition à caractère global, non sélective et indivisible, qui constitue la plate forme essentielle des négociations et l'unique issue du processus dans son ensemble.

"En réaffirmant son attachement à son intégrité territoriale et à sa souveraineté pleine et entière, ne pouvant faire l'objet d'aucun marchandage", a-t-il poursuivi, "le Maroc ne fait que rappeler des principes de base et des valeurs sacrées qui font le socle de l'identité de l'Etat marocain aux origines profondément ancrées dans l'histoire".

Le Maroc, a-t-il affirmé, "ne peut en aucun cas les soumettre au marchandage, encore moins les renier", rappelant que de tout temps, ces principes et valeurs ont toujours fait l'unanimité de la nation marocaine dans ses diverses composantes, avec au premier chef les tribus sahraouies, leurs cheikhs , leurs notables et les représentants des populations à divers niveaux et que tous ont contribué par leurs propositions constructives à l'élaboration de l'initiative marocaine.

"Il n'aurait jamais été possible à cette nation profondément enracinée dans l'histoire, de résister aux multiples défis et aux diverses manœuvres, sans l'attachement ferme du peuple marocain à ses principes et à ses valeurs qui consistent essentiellement à défendre son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale", a souligné le ministre.

Il a fait remarquer que "rappeler ces principes et renouveler l'attachement à ces valeurs, n'interdit pas pour autant de tendre la main de la réconciliation et de l'entente, dès lors que l'objectif poursuivi, est de clore définitivement ce dossier, et d'ouvrir la porte des retrouvailles".

"Notre main, a-t-il réitéré, restera tendue à toutes les parties pour saisir cette chance historique dont nous voulons faire une victoire pour tous, une victoire du droit et de la légalité, une opportunité pour que l'esprit de fraternité et du bon voisinage prennent enfin le dessus".

Pour lui, les propositions qui tendent à la division et à la désunion des populations sur la base de choix radicaux, ne peuvent que générer davantage de problèmes, ajoutant qu'elles ne pourraient constituer une solution acceptable qui garantisse la paix et la stabilité dans la région.

"Au nom de la fraternité et des liens de sang qui nous unissent, au nom de l'histoire, de la religion musulmane qui nous enjoint l'action la main dans la main, au nom des défis présents et à venir, je m'adresse à votre conscience vous demandant de repenser vos positions, de saisir cette main de la paix qui vous est tendue pour mettre fin à cette tragédie", a dit le chef de la délégation marocaine, interpellant l'ensemble des parties à être "dignes des responsabilités qui nous incombent, à la hauteur de cet évènement et des attentes de notre peuple, au sud comme au nord".

"Nous nous trouvons à présent face à notre conscience. Sur chacun de nous, l'histoire émettra son jugement sans appel. Je souhaite que l'on retrouve la bonne voie et qu'on entre dans l'histoire par la grande porte pour le plus grand bien des générations futures. Cette voie ne peut assurément passer qu'à travers l'Initiative de statut d'autonomie proposée par le Maroc en tant que cadre de négociations", a souligné le ministre.

S'adressant à la délégation du polisario, M. Benmoussa a réaffirmé : "Votre patrie vous est ouverte aujourd'hui plus que jamais. Le Maroc qui puise sa force dans son histoire multiséculaire et la justesse de sa cause, et sa propension avérée au sacrifice, tend sa main pour la paix et la fraternité" et propose l'initiative pour un statut d'autonomie, comme cadre de réconciliation et un tremplin vers un avenir prometteur où il n'y aura ni vainqueur ni vaincu.

M. Benmoussa a réaffirmé que cette Initiative "est avant tout, une plate-forme de débat, ouverte aux apports enrichissants dans la limite des principes que le Maroc ne saurait renier", affirmant qu'"à l'exception de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale du Royaume, et des valeurs sacrées du pays, tout est négociable dés lors que le but est de trouver une solution politique consensuelle, acceptable pour tous, qui fera sortir la région de la situation de tension et d'immobilisme qu'elle vit, redonnera espoir et ouvrira les portes de la coopération entre les peuples du grand Maghreb arabe".

Il a assuré que "nous entamons ce second round des négociations en étant pleinement conscients de la responsabilité historique qui nous incombe, et qui nous enjoint de répondre au souhait majeur des populations de la région et des peuples Maghrébins, de transcender l'impasse qui a accompagné cette question trois décennies durant, en raison de l'attachement de certaines parties à des positions et des plans que la communauté internationale a définitivement considéré +inapplicable+, et qui ne peuvent être une issue au conflit".

Il a affirmé, qu'à ce second round des négociations, le Maroc se présente en étant soutenu, comme il l'a toujours été et comme il le sera à chaque fois qu'il s'agit du dossier de son intégrité territoriale, par une unanimité nationale ainsi que par l'ensemble de ses forces vives, particulièrement les populations des provinces du sud, qui représentent la majorité des sahraouis, et qui ont contribué par leurs propositions, leurs idées et leurs remarques pertinentes, à l'élaboration des bases fondamentales de l'initiative marocaine de négociation au sujet du statut d'autonomie de la région du Sahara.

Le chef de la délégation marocaine a rappelé qu'à travers sa participation à cette rencontre, le Maroc entend réaffirmer haut et fort sa politique d'ouverture, de réconciliation et de la main tendue, ajoutant que c'est dans ce sens, que le Royaume "appelle toutes les parties concernées par ce conflit à oeuvrer pour le rapprochement nécessaire au dépassement de cette crise et pour la levée des souffrances qu'endurent nos frères dans les camps de Tindouf, en Algérie".

A cet égard, le chef de la délégation marocaine s'est dit heureux "de la présence à cette rencontre de nos frères algériens et mauritaniens qui contribueront sans nul doute, au succès de ce processus décisif pour nos peuples, et à la recherche d'une solution politique consensuelle".

"Il m'est agréable, en cette circonstance, ainsi qu'à la délégation qui m'accompagne, de rencontrer de nouveau, nos frères auxquels nous unissent autant de liens de parenté, de sang et de fraternité", a-t-il dit, ajoutant que "nous sommes venus à ce nouveau round de négociations, habités par le même esprit positif et optimiste qui a marqué notre participation au premier round, mus par la même volonté d'aller de l'avant dans ce dialogue, et de l'asseoir dans le cheminement qui doit être le sien, sans préalables contre-productifs, sans préjugé aucun".

La présence de la délégation marocaine à ce second round des négociations, a affirmé M. Benmoussa, "traduit l'engagement sincère du Maroc à collaborer avec les Nations-unies pour mettre un terme à ce problème qui n'a que trop duré, répondant ainsi à la volonté de cette organisation, et à ses appels pour que les uns et les autres s'investissent à la recherche du succès et de la réussite de ce processus de négociations". Elle est "l'expression de la détermination du Maroc à assurer une mise en oeuvre pleine et entière de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui constitue une rupture sans équivoque avec les plans et autres propositions précédents, en ce qu'elle a fixé une méthodologie claire pour mettre fin à ce problème. Le Maroc, qui a consenti d'énormes sacrifices pour enclencher cette dynamique, gardera intact son souci de conforter cette approche en vue de parvenir à une solution négociée".

"Une solution qui redonne espoir aux peuples de notre région et qui permet de transcender l'héritage du passé qui continue d'entraver le projet unitaire de l'Union du Maghreb Arabe , ce rêve que nous caressons tous ensemble, hier comme aujourd'hui, et que nous voulons voir prendre corps", a dit M. Benmoussa.

Il a rappelé, à ce propos, que l'Initiative marocaine jouit du soutien de la Communauté internationale qui est convaincue qu'elle est "la solution idoine, rationnelle et réaliste à ce problème , une solution politique en phase avec les résolutions du Conseil de sécurité, conforme aux souhaits de la communauté internationale, et qui offre une plate forme consensuelle préservant la dignité de tous, ne faisant ni vainqueur ni vaincu".

Le chef de la délégation marocaine a exprimé ses remerciements profonds au Secrétaire général de l'Organisation des Nations-unies M. Ban Ki Moon, à l'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations-unies, M. Peter Van Walsum, à leurs proches collaborateurs et à travers les uns et les autres à l'organisation onusienne tout entière, ainsi qu'à l'ensemble des organismes qui veillent sur la gestion de ce dossier, pour les efforts louables qu'ils déploient en vue de trouver une solution juste et acceptable par toutes les parties, susceptible de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région du Maghreb arabe.

Il a également adressé ses remerciements chaleureux aux pays amis pour les efforts méritoires qu'ils consentent tout en louant leur volonté de faire de ce processus une opportunité à saisir afin de parvenir à une solution politique négociée par le biais d'un dialogue franc et constructif.

Source : Maghreb Arabe Presse

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æÇÓÊØÑÏ ÇáæÒíÑ Åäå "æÅíãÇäÇ ãä ÇáãÛÑÈ ÈÝÖíáÉ ÇáÍæÇÑ æÓíÑÇ Úáì ÇáäåÌ ÇáÐí ÇÑÊÖÇå ãäÐ ÇáÈÏÇíÉ æÇáÞÇÆã Úáì ÇáÅÔÑÇß æÇáãÔÇÑßÉ¡ ÝÞÏ Êã ãÈÇÔÑÉ ÈÚÏ ÇäÊåÇÁ ÇáÌæáÉ ÇáÃæáì ãä ÇáãÝÇæÖÇÊ ÚÞÏ ÇÌÊãÇÚÇÊ Úáì ãÓÊæì ÇáÈÑáãÇä¡ æÇáãÌáÓ Çáãáßí ÇáÇÓÊÔÇÑí ááÔÄæä ÇáÕÍÑÇæíÉ¡ æãÍáíÇ ãÚ ÔíæÎ ÇáÞÈÇÆá æÇáãäÊÎÈíä Úáì ßá ÇáãÓÊæíÇÊ¡ æÐáß ãä ÃÌá ÅÈáÇÛåã ÈãÓÇÑ ÇáãÝÇæÖÇÊ æÊÌÏíÏ ÇäÏãÇÌåã Ýí åÐÇ ÇáãÓáÓá ÇáãÊæÇÕá.
æÝí äÝÓ ÇáÅØÇÑ¡ ÃßÏ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì Ãä ÎØÇÈ ÌáÇáÉ Çáãáß ÈãäÇÓÈÉ ÚíÏ ÇáÚÑÔ¡ ÞÏ ßÇä ÊÊæíÌÇ áãÓáÓá ÞÇÆã æÊÌÏíÏÇ áÇáÊÒÇã ÇáãÛÑÈ Úáì ÃÚáì ãÓÊæì¡ ááæÕæá Åáì Íá ÓíÇÓí ÊæÇÝÞí áÇ ÛÇáÈ Ýíå æáÇ ãÛáæÈ¡ ãä ÎáÇá ÇáÚÑÖ ÇáÐí ÇÞÊÑÍå ÇáãÛÑÈ ÇáãÊÚáÞ ÈÇáÍßã ÇáÐÇÊí¡ßá ÇáÍßã ÇáÐÇÊí¡ æáÇ ÔíÁ ÛíÑ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí¡ ßÅØÇÑ áÊÞÑíÑ ÇáãÕíÑ Öãä ÇáÓíÇÏÉ ÇáãÛÑÈíÉ æÇáæÍÏÉ ÇáæØäíÉ.
 æÃæÖÍ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì Ãä ÇáãÛÑÈ ÌÇÁ Åáì åÐå ÇáÌæáÉ ãä ÇáãÝÇæÖÇÊ æåæ ãÏÚæã¡ ßãÇ ßÇä æßãÇ ÓíÙá ÏÇÆãÇ Ýí ßá ãÇ íÊÚáÞ ÈãáÝ æÍÏÊå ÇáÊÑÇÈíÉ¡ ÈÅÌãÇÚå ÇáæØäí æÈÞæÇå ÇáÍíÉ æÎÇÕÉ ãäåÇ ÓÇßäÉ ÇáÃÞÇáíã ÇáÌäæÈíÉ ÇáÊí ÊãËá ÃÛáÈíÉ ÇáÕÍÑÇæííä æÇáÊí ÓÇåãÊ ÈÇÞÊÑÇÍÇÊåÇ¡ æÂÑÇÆåÇ¡ æãáÇÍÙÇÊåÇ ÇáÈäÇÁÉ æÇáãæÖæÚíÉ Ýí æÖÚ ÃÓÓ ÇáãÈÇÏÑÉ ÇáãÛÑÈíÉ ááÊÝÇæÖ ÈÔÃä äÙÇã ááÍßã ÇáÐÇÊí áÌåÉ ÇáÕÍÑÇÁ¡ ÈÇÚÊÈÇÑåÇ¡ ÈÔåÇÏÉ æÅÌãÇÚ ãÌáÓ ÇáÃãä æÇáãÌãæÚÉ ÇáÏæáíÉ¡ ÌÏíÉ æÐÇÊ ãÕÏÇÞíÉ.
ßãÇ Ãä ÇáãÛÑÈ - íÞæá ÇáÓíÏ ÈäãæÓì - ãÓÇäÏ Ýí ãæÇÞÝå ÇáÌÑíÆÉ ãä ØÑÝ ÇáÞæì ÇáÏæáíÉ ÇáÊí áåÇ æÒäåÇ Úáì ÇáÕÚíÏ ÇáÚÇáãí¡ áÃäåÇ ÊÏÑß ÌíÏÇ Ãä åÐå ÇáãÈÇÏÑÉ ÊãËá ÇáÍá ÇáÃãËá æÇáÚÞáÇäí æÇáæÇÞÚí áåÐÇ ÇáãÔßá¡ Íá ÓíÇÓí íÊãÇÔì ãÚ ÞÑÇÑÇÊ ãÌáÓ ÇáÃãä æÑÛÈÉ ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí¡ æíÔßá ÃÑÖíÉ ÊæÇÝÞíÉ ÊÍÝÙ ãÇÁ ÇáæÌå ááÌãíÚ.
æÔÏÏ Úáì Ãä ÇáãÛÑÈ íÏÎá åÐå ÇáÌæáÉ ãä ÇáãÝÇæÖÇÊ¡ ãä ãäØáÞ " ÇáæÚí ßá ÇáæÚí ÈÇáãÓÄæáíÉ ÇáÊÇÑíÎíÉ ÇáÌÓíãÉ ÇáãáÞÇÉ Úáì ÚÇÊÞäÇ¡ æÇáÊí ÊÝÑÖ ÚáíäÇ ÇáÇÓÊÌÇÈÉ áãÇ íÊØáÚ Åáíå ÓßÇä ÇáãäØÞÉ æÇáÔÚæÈ ÇáãÛÇÑÈíÉ ãä ÂãÇá æÇÓÚÉ áÊÌÇæÒ ÇáãÃÒÞ ÇáÐí áÇÒã åÐå ÇáÞÖíÉ ãäÐ ËáÇËÉ ÚÞæÏ¡ äÊíÌÉ ÊãÓß ÈÚÖ ÇáÃØÑÇÝ ÈãæÇÞÝ æãÎØØÇÊ ÊÃßÏ ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí ãä ÇÓÊÍÇáÉ ÊØÈíÞåÇ¡ æÇáÊí áÇ íãßä ÈÃí ÍÇá ãä ÇáÃÍæÇá Ãä ÊÔßá ãÎÑÌÇ ááÃÒãÉ".
æÈÚÏãÇ ÃßÏ ÑÆíÓ ÇáæÝÏ ÇáãÛÑÈí Ãä ÇáÌæáÉ ÇáÃæáì ãä ÇáãÝÇæÖÇÊ ÞÏ ÓÇåãÊ Ýí ÑÈØ ÇáÇÊÕÇá¡ æÝÊÍ ÈÇÈ ÇáÍæÇÑ æÇáÊæÇÕá æÇááÞÇÁ¡ ÃÚÑÈ Úä ÇáÃãá Ýí " Ãä ÊÊÌå ÇáÌåæÏ¡ Ýí ÇáÌæáÉ ÇáËÇäíÉ¡ äÍæ ãÝÇæÖÇÊ ÌÏíÉ æÌæåÑíÉ æÈäÇÁÉ¡ ÈÛíÉ ÇáæÕæá Åáì Íá ÊæÇÝÞí¡ æÊÍÐæäÇ Ýí Ðáß ÂãÇá ßÈíÑÉ Ýí Ãä íÈÇÏÑ ÅÎæÇääÇ Åáì ÇäÊåÇÒ åÐå ÇáÝÑÕÉ ÇáÝÑíÏÉ¡ æÇÓÊíÚÇÈ ÃÈÚÇÏåÇ ãä ÃÌá ÊÓæíÉ åÐÇ ÇáäÒÇÚ ÈÔßá äåÇÆí". ßãÇ ÚÈÑ Úä Ããáå Ýí "Ãä Êßæä åÐå ÇáÌæáÉ ãäÇÓÈÉ áãäÇÞÔÉ ÇáãÈÇÏÑÉ ÇáãÛÑÈíÉ ÇáãæÕæÝÉ ÃããíÇ Ïæä ÛíÑåÇ¡ ÈÇáÌÏíÉ æÇáãÕÏÇÞíÉ".
æÞÇá "äÍä Úáì ÇÓÊÚÏÇÏ ÊÇã ááÏÎæá ãÚ ÅÎæÇääÇ Ýí ãäÇÞÔÉ ÊÝÇÕíá ÇáÚäÇÕÑ ÇáãÊÚáÞÉ ÈÇáÍßã ÇáÐÇÊí¡ æßáäÇ ÂÐÇä ÕÇÛíÉ áßá ÇáÇÞÊÑÇÍÇÊ æÇáÊÚÏíáÇÊ ÇáÈäÇÁÉ¡ æÇáÂÑÇÁ æÇáÃÝßÇÑ æÇáÔÑæÍ ÇáÊí ÊÑÛÈ ÝíåÇ ÇáÃØÑÇÝ ÇáÃÎÑì ÈÍÓä äíÉ ææÇÞÚíÉ æÍßãÉ¡ Ýí ÅØÇÑ ÇáÇÍÊÑÇã ÇáãÊÈÇÏá¡ æÇáÇáÊÒÇã ÇáÍÑ æÇáÕÇÏÞ¡ ÈãÓÇäÏÉ ßá ÇáÃØÑÇÝ ÇáãÚäíÉ ÈÇáäÒÇÚ¡ ÎÇÕÉ ÅÎæÇääÇ æÌíÑÇääÇ ÇáÌÒÇÆÑííä¡ ÈåÏÝ ÊÍÞíÞ ÇáãÕÇáÍÉ æÇáæÕæá Åáì Íá ÊæÇÝÞí íÑÊßÒ Úáì ÇáÍßã ÇáÐÇÊí ßÍá ÊæÇÝÞí æÞÇÈá ááÊØÈíÞ".
æÃÖÇÝ Ãä ÇáãÛÑÈ íæÇÕá ÇáãÔÇÑßÉ Ýí åÐå ÇáãÝÇæÖÇÊ¡ æåæ ãÄãä ÃÔÏ ÇáÅíãÇä¡ ÈÃä ãÈÇÏÑÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí åí ÇáØÑíÞ ÇáÕÇÆÈ äÍæ ÓáÇã ÇáÔÌÚÇä¡ áÃäåÇ ÊãËá ãäØáÞÇ ÍÞíÞíÇ ááÍæÇÑ æÇáÊÝÇæÖ ÈÛíÉ ÅíÌÇÏ ÃÑÖíÉ ááÊæÇÝÞ¡ æÇáÚãá Úáì ÊÝßíß ãÇ íßÊäÝ ÞÖíÉ ÇáÕÍÑÇÁ ãä ÊÚÞíÏÇÊ æÇáÊÈÇÓ áã íÈÞ áåÇ Ýí ÇáæÇÞÚ ÇáÍÇáí ãÇ íÈÑÑåÇ.
Åä ÇáæÝÏ ÇáãÛÑÈí - íÞæá ÇáÓíÏ ÈäãæÓì - íÄßÏ ÊãÓßå ÈãÈÇÏÑÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí¡ æßáå Ããá Ýí Ãä íÊãßä åÐÇ ÇáãÓáÓá ÇáÊÝÇæÖí ãä ÇáÓíÑ ÞÏãÇ¡ æÃä íÑÊßÒ ÇáÍæÇÑ Úáì åÐÇ ÇáãÞÊÑÍ ÇáÔãæáí ÇáÐí åæ¡ Ýí äÝÓ ÇáÂä¡ ãäÝÊÍ æãÑä¡ æíÝÓÍ ÇáãÌÇá áãÓÇåãÉ ÇáÃØÑÇÝ ÇáÃÎÑì ááæÕæá Åáì Íá ÊæÇÝÞí.
æÝí åÐÇ ÇáÓíÇÞ¡ ÃßÏ Ãä ÇáããáßÉ ÇáãÛÑÈíÉ ÊÚÈÑ Úä ÇáÊÒÇãåÇ ÇáÕÇÏÞ ÈÊØÈíÞ äÙÇã Íßã ÐÇÊí ÍÞíÞí ãäÓÌã ãÚ ÇáãÚÇííÑ ÇáãÚãæá ÈåÇ ÚÇáãíÇ ãÈÑÒÇ Ãä ãÈÇÏÑÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí ÇáÊí ÊÞÏã ÈåÇ ÇáãÛÑÈ¡ " ÊÔßá ÝÑÕÉ ÊÇÑíÎíÉ áÅÎÑÇÌ ãäØÞÊäÇ ãä ÍÇáÉ ÇáÊæÊÑ æÇáÊÔäÌ æÇáÍÓÇÈÇÊ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáÖíÞÉ¡ ßãÇ ÃäåÇ ÊÚÊãÏ Úáì ÊÌÇÑÈ Ïæá ÇáÌæÇÑ Ýí åÐÇ ÇáãÌÇá¡ æÊÊãÇÔì ãÚ ÞÑÇÑÇÊ ãÌáÓ ÇáÃãä ÇáÏæáí. Ýåí ÇáÊí ÃØáÞÊ åÐÇ ÇáãÓáÓá ÇáÊÝÇæÖí¡ æÎáÞÊ åÐå ÇáÏíäÇãíÉ ÇáÌÏíÏÉ¡ æÃÚØÊ ÏÝÚÉ ÞæíÉ ßÝíáÉ ÈÅíÌÇÏ ÊÓæíÉ äåÇÆíÉ áåÐÇ ÇáäÒÇÚ. æÚáíäÇ ÍÓä ÇÓÊËãÇÑåÇ ÈÔßá ÚÞáÇäí æãÓÄæá¡ æÇáÊÚÇãá ãÚåÇ ÈÅíÌÇÈíÉ æÊÝÇÄá æÑÄíÉ ãÓÊÞÈáíÉ æÇÚÏÉ¡ ÈÇÚÊÈÇÑåÇ ÃÑÖíÉ æÇÞÚíÉ æÅØÇÑÇ ãÑÌÚíÇ ááãÝÇæÖÇÊ".
æÃÈÑÒ æÒíÑ ÇáÏÇÎáíÉ Ãä ÇáãÞÊÑÍ ÇáãÛÑÈí íÊÓã ÈÇáæÖæÍ æÇáÔÝÇÝíÉ æÇáÌÑÃÉ æÇáæÇÞÚíÉ. ÝÚáÇæÉ Úáì Ãäå ãäÝÊÍ æãÑä¡ Ýåæ ÞÇÈá ááäÞÇÔ æÇáÅÛäÇÁ ÈãÇ íÊíÍ áÓßÇä ÇáÕÍÑÇÁ ããÇÑÓÉ ÍÞæÞåã ÇáÏÓÊæÑíÉ æÇáÓíÇÓíÉ ßÇãáÉ¡ æÇáÍÝÇÙ Úáì ÎÕæÕíÇÊåã ÇáËÞÇÝíÉ æäãØ ÚíÔåã æÊÞÇáíÏåã¡ Öãä ÅØÇÑ íæÝÑ áåã ÇáãßÇäÉ ÇááÇÆÞÉ Èåã¡ æíÝÊÍ ÇáÈÇÈ áÌãÚ Ôãá ÇáÚÇÆáÇÊ ÇáÕÍÑÇæíÉ¡ æíÖÚ ÇáãäØÞÉ Ýí ãÃãä ããÇ íÊåÏÏåÇ ãä ÇÖØÑÇÈÇÊ æÊÍÏíÇÊ.
ßãÇ Ãäå ãäÓÌã ãÚ ÇáÊÕæÑ ÇáãÛÑÈí ÇáÑÇÓÎ ÌåæíÇ æÏæáíÇ æÇáãÈäí Úáì ÊßÑíÓ ÝÖíáÉ ÇáÍæÇÑ ÇáÈäÇÁ æÇáÊÚÇæä ÇáãËãÑ.
æÚÈÑ ÇáæÒíÑ Úä ÇÞÊäÇÚå ÈÃä ãÔßá ÇáÕÍÑÇÁ áã íßä áå Ãä íæÌÏ ÃÕáÇ áæáÇ ãäÇæÑÇÊ ÇáÞæì ÇáÇÓÊÚãÇÑíÉ ÇáÊí ÞÓãÊ ÃÑÖ ÇáãÛÑÈ¡ æáæáÇ ÇáÕÑÇÚÇÊ ÇáÊí ÃÌÌÊåÇ ÇáÍÑÈ ÇáÈÇÑÏÉ ¡ æÃä ÚåÏ ÇáÇÓÊÚãÇÑ ÇäÊåì ÈÝÖá ÊÖÍíÇÊ ÃÈäÇÁ ÇáãäØÞÉ æÇáÔÚÈ ÇáãÛÑÈí ÞÇØÈÉ¡ ÇáãáÊÍã ÈÚÑÔå ÇáÚáæí ÈÑÇÈØÉ ÇáÈíÚÉ ÇáÎÇáÏÉ ãÔíÑÇ Åáì " Ãä ãÑÍáÉ ÇáÍÑÈ ÇáÈÇÑÏÉ¡ ÞÏ æáÊ æÊæÍÏÊ ÈáÏÇä ßËíÑÉ Ýí ÇáÚÇáã áãÇ Ýíå ãÕáÍÉ ÔÚæÈåÇ¡ æãä ÍÞäÇ Ãä äÚáÞ ßá ÇáÂãÇá Ýí Ãä ÊÊÌÇæÒ ãäØÞÊäÇ åÐÇ ÇáÇãÊÍÇä ÇáÚÓíÑ¡ æÊÓíÑ Úáì ØÑíÞ ÇáæÍÏÉ æÇáãÕÇáÍÉ æÇáæÆÇã".  
  Åä ÇáÚÑÖ ÇáãÛÑÈí - íÞæá ÇáÓíÏ ÈäãæÓì - "íÓÊÌíÈ áÊØáÚÇÊ ÓßÇä ÇáÕÍÑÇÁ¡ æíäíØ Èåã ãåãÉ ÇáÞíÇã ÈÏæÑ ÑíÇÏí Ýí ãÎÊáÝ ÏæÇáíÈ ÇáÏæáÉ æÌãíÚ åíÆÇÊ æãÄÓÓÇÊ ÌåÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí Ýí ÅØÇÑ ÇáÓíÇÏÉ ÇáæØäíÉ æÇáæÍÏÉ ÇáÊÑÇÈíÉ ááããáßÉ" ãæÖÍÇ Ãä ÇáåÏÝ ãä ßá åÐÇ¡ íÙá åæ " ÈäÇÁ ãÛÑÈ Þæí ÈÅÕáÇÍÇÊå ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æÇáÇÞÊÕÇÏíÉ¡ æÓíßæä ÃÞæì ÈÚæÏÊßã æÇäÎÑÇØßã Ýí äÙÇãå ÇáÏíãÞÑÇØí¡ áÃäßã ÃÈäÇÄå¡ æáÃä ÂÈÇÁßã ßÇäæÇ æãÇÒÇáæÇ íÚíÔæä Èå æíÝÊÎÑæä ÈÇäÊãÇÆåã Åáíå".
æÃÖÇÝ Ãä ÇáäåÌ ÇáÏíãÞÑÇØí ÇáÐí ÇÎÊÇÑå ÇáãÛÑÈ¡ ÈÏæä ÑÌÚÉ¡ " íÝÓÍ ÇáãÌÇá ÃãÇã ßá ÇáÊíÇÑÇÊ æÇáÊæÌåÇÊ¡ æíÖãä áßá ÇáÍÓÇÓíÇÊ ãßÇäÊåÇ ááÊÚÈíÑ Úä ÑÃíåÇ¡ æÈáæÑÉ ÊØáÚÇÊåÇ¡ æÊÍÞíÞ ÂãÇáåÇ Ýí Ùá ÇáæÍÏÉ ÇáæØäíÉ æÇáÊÑÇÈíÉ æÇÍÊÑÇã ãÞæãÇÊ æËæÇÈÊ ÇáããáßÉ" ãÄßÏÇ Ãä ÇáÊÌÑÈÉ ÇáÊí íÚíÔåÇ ÇáãÛÑÈ ÍÇáíÇ " ÃËÈÊÊ ÇáÇäÏãÇÌ ÇáßÇãá áÃÈäÇÁ ÇáÃÞÇáíã ÇáÕÍÑÇæíÉ Ýí ßá ãÄÓÓÇÊ ÇáÏæáÉ¡ ÍíË íÍÙæä ÈÊãËíáíÉ ãÔÑÝÉ¡ æíÓÇåãæä Åáì ÌÇäÈ ÈÇÞí ÅÎæÇäåã Ýí ÇáÔãÇá¡ Ýí ÈäÇÁ ÕÑÍ ÇáãÛÑÈ ÇáÌÏíÏ¡ ÇáÞæí ÈæÍÏÉ ÃÈäÇÆå".
æÈÚÏãÇ ÚÈÑ Úä Ããá ÇáããáßÉ ÇáãÛÑÈíÉ Ýí Ãä ÊÏÑß ßá ÇáÃØÑÇÝ ÚãÞ æÃÈÚÇÏ åÐå ÇáÝÑÕÉ ÇáÊÇÑíÎíÉ ÇáÊí ÊÑæã ÊÍÞíÞ ÇáÃãä æÇáÓáã æÇáÇÓÊÞÑÇÑ ÈÇáãäØÞÉ ÞÇá Åäå "ãä ÇáãÄßÏ Ãä ÊÍáíßã¡ Úáì ÛÑÇÑ ÇáãÛÑÈ ÇáÐí ÖÍì ãä ÃÌá áã Ôãá ÃÈäÇÆå¡ ÈÑæÍ ÇáãÓÄæáíÉ¡ ÓíÌÚáßã ÊÊÚÇãáæä ÈÔßá ÅíÌÇÈí æÈäÇÁ ãÚ ãÈÇÏÑÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí ÇáãÚÑæÖÉ Úáì ÃäÙÇÑßã. Ýåí ÊãËá ÃÑÖíÉ ãáÇÆãÉ¡ æÍáÇ ÓíÇÓíÇ ßÝíáÇ ÈÊÕÍíÍ ÇáÃÎØÇÁ ÇáÊÇÑíÎíÉ ÇáäÇÌãÉ Úä ÇáÇÓÊÚãÇÑ æÇáÍÑÈ ÇáÈÇÑÏÉ¡ æÇÍÊÑÇã ÇáÔÑÚíÉ ÇáÏæáíÉ æÇáÃÎÐ ÈÚíä ÇáÇÚÊÈÇÑ ÇáæÇÞÚ ÇáÓíÇÓí ÇáÐí áÇ íãßä áÃÍÏ Ãä íÊÌÇåáå".
æÊÇÈÚ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì " ÅääÇ ääÊÙÑ ãä ÃÔÞÇÆäÇ Ýí ÇáÌÒÇÆÑ Ãä íÑÊÞæÇ¡ æåã Ãåá áÐáß ãÊì ÊæÇÝÑÊ ÇáÅÑÇÏÉ ÇáæÍÏæíÉ¡ Åáì ãÓÊæì åÐÇ ÇáÍÏË ÇáÊÇÑíÎí¡ æÃä íäÙÑæÇ Åáì ÇáãÓÊÞÈá¡ ãÓÊÞÈá ÇáãÛÑÈ ÇáÚÑÈí æÊØáÚÇÊ ÔÚæÈå Åáì ÇáæÍÏÉ æÇáÊÖÇãä æÇáÊÂÒÑ" ãÐßÑÇ ÈÃä "ÇáãÛÑÈ ÇáÐí ÞÏã ÊÖÍíÇÊ ÌÓÇã¡ æÊÍáì ÈãÓÊæì ÚÇá ãä ÇáãÑæäÉ æÇáÇäÝÊÇÍ¡ íÏÚæ ÇáÃØÑÇÝ ÇáÃÎÑì Åáì ÇáÊÍáí ÈäÝÓ ÇáÅÑÇÏÉ æÃä ÊÍÏæåÇ äÝÓ ÇáÑÛÈÉ Ýí ÇáæÕæá Åáì Íá áÇ ÛÇáÈ Ýíå æáÇ ãÛáæÈ. æäÍä Úáì ÞäÇÚÉ ÊÇãÉ Ýí ÅãßÇäíÉ ÇáæÕæá Åáì åÐÇ ÇáÍá¡ æÃä åÐÇ ÇáåÏÝ Ýí ãÊäÇæáäÇ ÅÐÇ ÞÑÑÊ ÇáÃØÑÇÝ ÇáÃÎÑì ÇáÞíÇã ÈÇáÎØæÉ ÇáÃæáì Ýí åÐÇ ÇáÇÊÌÇå".
æÔÏÏ Úáì Ãä Ðáß áä íÊÃÊì " ÅáÇ ÈÇáÇäÎÑÇØ ÇáÌÏí Ýí ãÍÇÏËÇÊ ÌæåÑíÉ æÍÞíÞíÉ ÊãßääÇ ãä ÇáæÕæá Åáì Íá íÑÖí ÇáÌãíÚ¡ ÍÊì äÊãßä ãä ÊæÌíå ÌåæÏäÇ ááÈäÇÁ æÇáÊäãíÉ¡ æãæÇÌåÉ ÇáÊÍÏíÇÊ æÇáãÎÇØÑ ÇáÊí ÊÒÏÇÏ íæãÇ ÈÚÏ ÂÎÑ¡ æÓÊÊßÑÓ ÃßËÑ¡ ãÚ ÇáÃÓÝ ÇáÔÏíÏ¡ Ýí Ùá ãÇ äÚíÔå ãä ÊãÒÞ æÌÝÇÁ¡ ÅÐÇ áã äæÍÏ ßáãÊäÇ æäÊÏÇÑß ÇáãæÞÝ".
" æãä ÇáãÄÓÝ ÍÞÇ - íÖíÝ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì - Ãä äÑì Ãä ãäØÞÉ ÇáÓÇÍá ÇáããÊÏÉ ãä ÇáãÍíØ ÇáÃØáÓí Åáì ÔÑÞ ÅÝÑíÞíÇ¡ ÞÏ ÈÏÃÊ ÊÊÍæá Åáì ãÑÊÚ ááÅÑåÇÈ ÇáÚÇáãí¡ æãáÌà áÚÕÇÈÇÊ ÇáÅÌÑÇã æÇáÊåÑíÈ" ãÔíÑÇ Åáì Ãä ÇáÌãÇÚÇÊ ÇáÅÑåÇÈíÉ ÞÏ ÇÓÊÛáÊ ÊãÒÞ ÇáÕÝ ÇáãÛÇÑÈí áÊÊÓáá Åáì ÇáãäØÞÉ æÊÓÊÞÑ ÝíåÇ Èßá ÓåæáÉ æÊÓíÈ¡ æÊäØáÞ ãäåÇ áÖÑÈ ÇáÃåÏÇÝ ÇáÊí ÊÑíÏåÇ¡ ãåÏÏÉ ÈÐáß¡ áíÓ ÝÞØ ÇÓÊÞÑÇÑ Ïæá ÇáãÛÑÈ ÇáÚÑÈí¡ Èá ÃíÖÇ Ããä ÇáÚÏíÏ ãä ÇáÈáÏÇä ÇáÃæÑæÈíÉ. æåí æÖÚíÉ - íÞæá ÇáÓíÏ ÈäãæÓì - ÊÍÊã Úáì Ïæá ÇáãäØÞÉ ÊÝÚíá ÇáÊÌÇæÈ ÇáãÍãæÏ ãä ÞíÇÏÊåÇ ãÚ ÏÚæÉ ÇáãÛÑÈ ááÇäÎÑÇØ Ýí ÇáÚãá ÇáãÔÊÑß æÇáÊäÓíÞ áãæÇÌåÉ åÐå ÇáÊÍÏíÇÊ æÇáÊÕÏí ááÎØÑ ÇáÅÑåÇÈí ÇáÐí íåÏÏ ÇáÌãíÚ.
æÞÇá ÑÆíÓ ÇáæÝÏ ÇáãÛÑÈí Åä ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí " íäÊÙÑ ãäÇ Ãä äÎÑÌ ãä åÐå ÇáãÝÇæÖÇÊ ÈäÊíÌÉ ÇíÌÇÈíÉ¡ æíØÇáÈäÇ ÈÇáÊÍÑß Åáì ÇáÃãÇã¡ æÇáäÙÑ Åáì ÇáãÓÊÞÈá¡ æÇáÊÍÑÑ ãä ÇáãæÇÞÝ ÇáãÊÕáÈÉ. Ðáß Ãä ÇáÍá ÇáÊÝÇæÖí íÝÑÖ Úáì ÇáØÑÝ ÇáÂÎÑ ÇáÎÑæÌ ãä ãäØÞ ÇáãÇÖí¡ æÇáÊÍÑÑ ãä ÇáãÝÇåíã ÇáãÊÌÇæÒÉ ÇáÊí áä ÊÓÇåã Óæì Ýí ÇÓÊãÑÇÑ åÐÇ ÇáãÃÒÞ¡ æáä ÊÓÇÚÏ ÃÈÏÇ Ýí ÅÍÑÇÒ ÊÞÏã Ýí åÐå ÇáãÝÇæÖÇÊ".
Åä Ïæá ÇáÚÇáã ÇáÊí ÈÇÑßÊ åÐå ÇáãÈÇÏÑÉ - íÞæá ÇáÓíÏ ÈäãæÓì - ÊÃãá Çáíæã Ýí Ãä íÊæÕá áÞÇÄäÇ åÐÇ áÊÑÓíÎ ãÇ ÔÑÚäÇ Ýí ÊÃÓíÓå ÓæíÇ Ýí ÔåÑ íæäíæ ÇáãäÕÑã¡ æãæÇÕáÉ æÖÚ ÇááÈäÇÊ ÇáÃæáì áãÑÍáÉ ÌÏíÏÉ Ýí ÊÇÑíÎ ãäØÞÊäÇ¡ æÅÑÓÇÁ ÃÓÓ Íá ÓíÇÓí ãäÓÌã ãÚ ÞÑÇÑÇÊ ãÌáÓ ÇáÃãä ÇáÏæáí æãÚ ÇáÔÑÚíÉ ÇáÏæáíÉ ãÐßÑÇ ÈÃä ÊÇÑíÎ ÇáãäØÞÉ ÃÚØì ãÇ íßÝí ãä ÇáÚÈÑ ÇáÏÇáÉ Úáì Ãä ÇáÊÚäÊ Ýí ÇáãæÇÞÝ ÎáÇá ÃßËÑ ãä ËáÇËíä ÓäÉ¡ áã íÌáÈ Óæì ÇáãÒíÏ ãä ÇáãÔÇßá æÇáÊãÒÞ.
æÞÇá ÇáÓíÏ ÔßíÈ ÈäãæÓì Ýí åÐÇ ÇáÓíÇÞ Åä " ÇáÚÇáã íÔåÏ Ãä ÇáãÛÑÈ ÞÏ ÊÍãá ãÓÄæáíÊå Ýí ÓÈíá ÅÍáÇá ÇáÓáã æÇáæÆÇã ÈãäØÞÊäÇ¡ æÚÈÑ Úä ÅÑÇÏÊå ÇáÕÇÏÞÉ Ýí åÐÇ ÇáÇÊÌÇå. ÝÚáì ÇáÃØÑÇÝ ÇáÃÎÑì Ãä ÊÊÍãá ãÓÄæáíÊåÇ¡ áÃä ÇáÚÇÆáÇÊ ÇáÕÍÑÇæíÉ ÞÏ ÖÇÞÊ ÐÑÚÇ ãä ÇÓÊãÑÇÑ åÐÇ ÇáäÒÇÚ ÇáÐí ÝÑÞ Èíä ÃÈäÇÆåÇ¡ æáã ÊÚÏ ÊÍÊãá ÇáãÒíÏ ãä ÇáÊãÒÞ¡ Èá ÅäåÇ ÊÍä ááíæã ÇáÐí ÊÔåÏ Ýíå äåÇíÉ åÐÇ ÇáÊÔÑÐã æÇáÝÑÇÞ".
æÃÖÇÝ æÒíÑ ÇáÏÇÎáíÉ Ãäå ÈÚÏ ÝÔá ÇáÇÞÊÑÇÍÇÊ æÇáãÎØØÇÊ ÇáÓÇÈÞÉ ÇáÊí ÃÈÇäÊ ÇáÊÌÑÈÉ Úä ÚÏã ÞÇÈáíÊåÇ ááÊØÈíÞ " äÚÊÞÏ ÌÇÒãíä Ãä ÇáãÈÇÏÑÉ ÇáãÛÑÈíÉ ÈËæÇÈÊåÇ ÛíÑ ÇáÞÇÈáÉ ááãÓÇæãÉ¡ áÃäåÇ áíÓÊ ÔÑæØÇ ãÓÈÞÉ Èá ãÞæãÇÊ ÇÚÊãÏåÇ ãÌáÓ ÇáÃãä Ííä æÕÝåÇ ÈÇáÌÏíÉ æÐÇÊ ÇáãÕÏÇÞíÉ¡ ÊÔßá ÇáÍá ÇáÓíÇÓí ÇáÃæÍÏ áåÐÇ ÇáäÒÇÚ".
æÃæÖÍ Ãä " ÇáÈÏíá ÇáãØÑæÍ áíÓ åæ ÇáÎíÇÑ Èíä ãÈÏà ÇáÇÓÊÞáÇá æÇáÍßã ÇáÐÇÊí¡ Èá Èíä äÙÇã ÎÇÕ ááÍßã ÇáÐÇÊí ßÍá ÊæÇÝÞí äåÇÆí Ýí ÅØÇÑ ÇáÓíÇÏÉ ÇáæØäíÉ æÇáæÍÏÉ ÇáÊÑÇÈíÉ ááããáßÉ æÇÓÊãÑÇÑ ÇáãÃÒÞ ãÚ ãÇ íÊÑÊÈ Úä Ðáß ãä ÚæÇÞÈ æÎíãÉ Úáì ãäØÞÉ ÇáãÛÑÈ ÇáÚÑÈí" ãæÖÍÇ Ãä ãÔÑæÚ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí ÇáÐì åæ ÚÑÖ Ôãæáí æÛíÑ ÇäÊÞÇÆí¡ ßãÇ Ãäå ãÞÊÑÍ ßÇãá æÛíÑ ÞÇÈá ááÊÌÒÆÉ íãËá ÇáÃÑÖíÉ ÇáÃÓÇÓíÉ ááãÝÇæÖÇÊ¡ æÇáãÎÑÌ ÇáÐí áÇ ãÍíÏ Úäå áåÐÇ ÇáãÓÇÑ.
æÔÏÏ Úáì Ãä ÇáãÛÑÈ ÚäÏãÇ íÄßÏ Úáì ÊÔÈËå ÈæÍÏÊå ÇáÊÑÇÈíÉ æÓíÇÏÊå ÇáßÇãáÉ æÇáÏÇÆãÉ ÛíÑ ÇáÞÇÈáÉ ááÊÕÑÝ æÇáÊí áÇ ãÓÇæãÉ ÝíåÇ¡ " ÝÅäå íÐßÑ ÈåÇ ßÅÍÏì ÇáËæÇÈÊ æÇáãÞÏÓÇÊ ÇáÃÓÇÓíÉ ÇáÊí ÊäÈäí ÚáíåÇ åæíÉ ÇáÏæáÉ ÇáãÛÑÈíÉ æãÞæãÇÊåÇ ÇáÖÇÑÈÉ Ýí ÌÐæÑ ÇáÊÇÑíΡ æÇáÊí áÇ íãßä ÈÃí ÍÇá ãä ÇáÃÍæÇá ÇáÊÝÑíØ ÝíåÇ¡ Ãæ ÅÎÖÇÚåÇ áÃí äæÚ ãä ÇáãÓÇæãÇÊ " æÞÇá " áÞÏ ßÇäÊ¡ æãÇ ÒÇáÊ¡ æÓÊÙá åÐå ÇáËæÇÈÊ æÇáãÞÏÓÇÊ ãÍØ ÅÌãÇÚ æØäí ÑÇÓÎ ááÃãÉ ÇáãÛÑÈíÉ ÈßÇãá ãßæäÇÊåÇ æÝÚÇáíÇÊåÇ¡ æÝí ãÞÏãÊåÇ ÇáÞÈÇÆá ÇáÕÍÑÇæíÉ ÈãÇ Ýí Ðáß¡ ÇáÔíæΡ æÇáÃÚíÇä æããËáæ ÓÇßäÉ ÇáÕÍÑÇÁ ÈãÎÊáÝ ÃØíÇÝåã æÃÌåÒÊåã ÇáãäÊÎÈÉ¡ æÇáÐíä ÓÇåãæÇ ÈÇÞÊÑÇÍÇÊåã ÇáÈäÇÁÉ Ýí ÈáæÑÉ ÇáãÈÇÏÑÉ ÇáãÛÑÈíÉ".
æÃÖÇÝ Ãäå "áã íßä áåÐå ÇáÃãÉ Ãä ÊÖÑÈ ÌÐæÑåÇ Ýí ÃÚãÇÞ ÇáÊÇÑíΡ æÃä ÊÕãÏ Ýí æÌå ÇáÊÍÏíÇÊ æÇáãäÇæÑÇÊ¡ áæáÇ ÊÔÈË ÇáÔÚÈ ÇáãÛÑÈí ÈËæÇÈÊå æãÞÏÓÇÊå¡ æÇáãÊãËáÉ ÃÓÇÓÇ Ýí ÇáÏÝÇÚ Úä æÍÏÊå ÇáÊÑÇÈíÉ æÓíÇÏÊå ÇáæØäíÉ".
"æÅÐ íÐßÑ ÇáãÛÑÈ Çáíæã ÈåÐå ÇáËæÇÈÊ¡ æíÌÏÏ ÊÔÈËå ÈåÇ - íÞæá æÒíÑ ÇáÏÇÎáíÉ - ÝÅä Ðáß áÇ íãäÚ ÅØáÇÞÇ ãä ãÏ íÏ ÇáãÕÇáÍÉ æÇáæÝÇÞ¡ ãÇ ÏÇã ÇáåÏÝ åæ Øí åÐÇ ÇáãáÝ ÈÕÝÉ äåÇÆíÉ¡ æÌãÚ ÇáÔãá. æÓÊÙá íÏäÇ ããÏæÏÉ áÌãíÚ ÇáÃØÑÇÝ áÇÛÊäÇã åÐå ÇáÝÑÕÉ ÇáÊÇÑíÎíÉ ÇáÊí äÑíÏ Ãä äÌÚá ãäåÇ ÇäÊÕÇÑÇ ááÌãíÚ æááÍÞ æÇáãÔÑæÚíÉ¡ æÝÑÕÉ áÊÛáíÈ ÑæÍ ÇáÃÎæÉ æÍÓä ÇáÌæÇÑ".
æÔÏÏ Úáì Ãä ÇáÇÞÊÑÇÍÇÊ ÇáÊí ÊÓÚì Åáì ÇáÊÞÓíã æÇáÊÝÑíÞ Èíä ÇáÓßÇä ÇÚÊãÇÏÇ Úáì ÎíÇÑÇÊ ãÊØÑÝÉ¡ ÓíäÌã ÚäåÇ ÇáãÒíÏ ãä ÇáãÔÇßá¡ æáÇ íãßä Ãä ÊÔßá ÍáÇ ãÞÈæáÇ íÖãä ÇáÃãä æÇáÇÓÊÞÑÇÑ ÇáÏÇÆãíä ÈÇáãäØÞÉ. æÞÇá Ýí åÐÇ ÇáÕÏÏ " ÝÈÇÓã ÇáÃÎæÉ æÇáÑæÇÈØ ÇáæØäíÉ ÇáÊí ÓÊÙá ÊÌãÚ ÈíääÇ ãåãÇ ÇÎÊáÝÊ ÇáÓÈá¡ ÃäÇÔÏßã ÇáÚæÏÉ Åáì ÌÇÏÉ ÇáÕæÇÈ".
æÊÇÈÚ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì " ÈÇÓã ÇáÊÇÑíÎ ÇáãÔÊÑß æÇáÞíã ÇáæÍÏæíÉ ááÏíä ÇáÅÓáÇãí ÇáÍäíÝ ÇáÐí ÝÑÖ ÚáíäÇ ÇáÊÂÒÑ¡ æÈÇÓã ÊÍÏíÇÊ ÇáÍÇÖÑ æÍÊãíÉ ÇáãÓÊÞÈá ÇáÐí áÇ ÃÝÞ áå ÅÐÇ áã äßä ãæÍÏíä æãÊÖÇãäíä¡ ÃÊæÌå Åáì ÇáÖãíÑ ÇáÍí Ýíßã Ãä ÊÑÇÌÚæÇ ÃäÝÓßã¡ æÃä ÊãÓßæÇ ÈíÏ ÇáÓáÇã ÇáããÏæÏÉ Åáíßã áæÖÚ ÍÏ áåÐå ÇáãÃÓÇÉ ÇáÊí ãä ÇáãÝÑæÖ Ãä äÚãá íÏÇ Ýí íÏ ãä ÃÌá ÊÌÇæÒåÇ" .
  
 æÞÇá ÇáÓíÏ ÈäãæÓì " Ýáäßä ÌãíÚÇ Ýí ãÓÊæì ÇáãÓÄæáíÉ ÇáãáÞÇÉ Úáì ÚÇÊÞäÇ¡ æÝí ãÓÊæì åÐÇ ÇáÍÏË æãÇ íäÊÙÑå ãäÇ ÃÈäÇÁ ÔÚÈäÇ¡ Ýí ÇáÌäæÈ ßãÇ Ýí ÇáÔãÇá. ÝäÍä ÇáÂä ÃãÇã ÖãÇÆÑäÇ¡ æÇáÊÇÑíÎ åæ ÇáÐí ÓíÍßã Úáì ßá æÇÍÏ ãäÇ " .
æÃÚÑÈ Úä Ããáå Ýí "Ãä äÓíÑ Ýí ÇáØÑíÞ ÇáÕÇÆÈ æäÏÎá ÇáÊÇÑíÎ ãä ÈÇÈå ÇáæÇÓÚ áãÇ Ýíå ãÕáÍÉ ÇáÃÌíÇá ÇáÕÇÚÏÉ æÇáãÞÈáÉ. æåÐÇ ÇáØÑíÞ áÇ íãßä Ãä íãÑ ÅáÇ ÚÈÑ ãÈÇÏÑÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí ÇáÊí íÞÊÑÍåÇ ÇáãÛÑÈ ßÅØÇÑ ááÊÝÇæÖ".
æÃÖÇÝ ÇáæÒíÑ Ãä " ÃÈæÇÈ æØäßã ãÝÊæÍÉ ÃãÇãßã¡ Çáíæã ÃßËÑ ãä Ãí æÞÊ ãÖì.
æÇáãÛÑÈ ÇáÞæí ÈÕãæÏ ÃÌíÇáå æÚÏÇáÉ ÞÖíÊå æÇÓÊÚÏÇÏå ÇáÏÇÆã ááÊÖÍíÉ¡ íãÏ íÏå ááÓáã æÇáÅÎÇÁ æÇáãÍÈÉ¡ æíÖÚ ãÈÇÏÑÉ ÇáÍßã ÇáÐÇÊí ßÅØÇÑ ááÊÕÇáÍ¡ æãäÝÐ äÍæ ãÓÊÞÈá æÇÚÏ áÇ ÛÇáÈ Ýíå æáÇ ãÛáæÈ" ãÄßÏÇ ãä ÌÏíÏ¡ Ãä åÐå ÇáãÈÇÏÑÉ åí ÃæáÇ æÞÈá ßá ÔíÁ ÃÑÖíÉ ááäÞÇÔ æÇáÃÎÐ æÇáÚØÇÁ¡ ÞÇÈáÉ ááÅÛäÇÁ Ýí ÅØÇÑ ËæÇÈÊ áÇ íãßä ááãÛÑÈ Ãä íÊÎáì ÚäåÇ.
" ÝÇáÃãÑ ÇáÐí áÇ íãßä ÇáÊÝÇæÖ ÈÔÃäå - íÞæá ÑÆíÓ ÇáæÝÏ ÇáãÛÑÈí - åæ ÇáÓíÇÏÉ ÇáæØäíÉ¡ æÇáæÍÏÉ ÇáÊÑÇÈíÉ ááããáßÉ¡ æãÞÏÓÇÊ ÈáÇÏäÇ. æãÇ ÚÏÇ Ðáß¡ Ýåæ ÞÇÈá ááäÞÇÔ ãÇ ÏÇã ÇáåÏÝ åæ ÅíÌÇÏ Íá ÓíÇÓí ÊæÇÝÞí íÑÖí ÇáÌãíÚ¡ æíÎÑÌ ãäØÞÊäÇ ãä ÍÇáÉ ÇáÊæÊÑ æÇáÌãæÏ¡ æíÝÊÍ ÃÈæÇÈ ÇáÃãá æÇáÊÚÇæä Èíä ÔÚæÈ ãÛÑÈäÇ ÇáßÈíÑ".
æßÇä ÇáÓíÏ ÈäãæÓì ÞÏ ÚÈÑ Ýí ÈÏÇíÉ ßáãÊå Úä ÇáÔßÑ ÇáÌÒíá Åáì ÇáÃãíä ÇáÚÇã ááÃãã ÇáãÊÍÏÉ¡ ÇáÓíÏ ÈÇä ßí ãæä æÅáì ÇáãÈÚæË ÇáÔÎÕí ááÃãíä ÇáÚÇã¡ ÇáÓíÏ ÈíÊÑ ÝÇä ÝÇáÓæã¡ æãÓÇÚÏíåã ÇáÃÞÑÈíä¡ æãä ÎáÇáåã Åáì ÇáÃãã ÇáãÊÍÏÉ æßá ÇáÃÌåÒÉ ÇáÊí ÊÓåÑ Úáì ÊÏÈíÑ åÐÇ ÇáãáÝ¡ Úáì ÇáÌåæÏ ÇáÍËíËÉ ÇáÊí íÈÐáæäåÇ ãä ÃÌá ÅíÌÇÏ Íá ÓíÇÓí ÚÇÏá æãÞÈæá ãä ßá ÇáÃØÑÇÝ¡ æÅÞÑÇÑ ÇáÃãä æÇáÓáã æÇáÇÓÊÞÑÇÑ ÈãäØÞÉ ÇáãÛÑÈ ÇáÚÑÈí.
ßãÇ ÃÚÑÈ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì ÈÇÓã ÇáããáßÉ ÇáãÛÑÈíÉ¡ Úä ÊÔßÑÇÊå ÇáÍÇÑÉ Åáì ÇáÏæá ÇáÕÏíÞÉ Úáì ÇáÌåæÏ ÇáÍãíÏÉ ÇáÊí ÊÈÐáåÇ¡ ãäæåÇ ÈÅÑÇÏÊåÇ Ýí ÌÚá åÐÇ ÇáãÓÇÑ ÃãÑÇ ããßäÇ æãÊæÇÕáÇ ÈåÏÝ ÇáæÕæá Åáì Íá ÓíÇÓí ãÊÝÇæÖ ÈÔÃäå Úä ØÑíÞ ÇáÍæÇÑ ÇáÈäÇÁ æÇáÕÑíÍ.
æÈåÐå ÇáãäÇÓÈÉ¡ ÚÈÑ ÇáÓíÏ ÈäãæÓì Úä ÓÚÇÏÉ ¡ ÇáæÝÏ ÇáãÛÑÈí ¡ ÈÇáÇáÊÞÇÁ ãÑÉ ÃÎÑì ãÚ " ÅÎæÇääÇ ÇáÐíä ÊÑÈØäÇ Èåã æÔÇÆÌ ÇáÞÑÇÈÉ æÃæÇÕÑ ÇáÏã æÇáÃÎæÉ æÇáãÕíÑ ÇáãÔÊÑß¡ æÇáÚíÔ ÇáÏíãæÞÑÇØí Ýí æØääÇ ÌãíÚÇ¡ ÇáÃÈ ÇáãæÍÏ ÇáãÛÑÈ".
æÃÖÇÝ " ßãÇ ÃääÇ ÓÚÏÇÁ ÈÊæÇÌÏ ÃÔÞÇÆäÇ ÇáÌÒÇÆÑííä æÇáãæÑíÊÇäííä Ýí åÐÇ ÇáÌãÚ ÇáãÈÇÑß. æáÇ íÎÇáÌäÇ ÃÏäì Ôß Ýí Ãäåã ÓíÓÇåãæä Ýí ÅäÌÇÍ åÐÇ ÇáãÓáÓá ÇáãÕíÑí ÈÇáäÓÈÉ áÔÚæÈäÇ¡ æÊÓåíá ÇáÚãá áÅíÌÇÏ Íá ÓíÇÓí ãÊæÇÝÞ ÈÔÃäå¡ Íá íÝÊÍ ÈÇÈ ÇáÃãá ÃãÇã ÔÚæÈ ãäØÞÊäÇ¡ æíÓÇÚÏ Úáì ÊÌÇæÒ ãÎáÝÇÊ ÇáãÇÖí ÇáÊí áÇ ÒÇáÊ ÊÔßá ÍÌÑ ÚËÑÉ ÃãÇã ÈäÇÁ ÇáãÔÑæÚ ÇáæÍÏæí áÇÊÍÇÏ ÇáãÛÑÈ ÇáÚÑÈí¡ ÇáÐí ßÇä æãÇ íÒÇá ÍáãÇ íÑÇæÏäÇ ÌãíÚÇ¡ æÇáÐí äØãÍ áÃä íÊÍÞÞ ÈÅÒÇÍÉ åÐå ÇáÚÞÈÉ ÇáãÊÌÇæÒÉ".


25/10/2007
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