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Histoire des Mosquées au Maroc

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Histoire des Mosquées au Maroc

La première mosquée construite semble être celle érigée à Aghmat Ghailan près de Marrakech en l'an 85 de l'hégire, à l'aube de la présence musulmane au Maroc

Historique :

C'est dans l'ornement des édifices religieux en général, et celui des mosquées plus particulièrement que l'art architectural marocain trouve son plein épanouissement. Résultat d'un long processus d'interaction entre les cultures et les civilisations, la remarquable richesse du patrimoine architectural des mosquées marocaines s'est constituée à travers les différentes dynasties qui se sont succédées sur le trône du Royaume.

La première mosquée construite semble être celle érigée à Aghmat Ghailan près de Marrakech en l'an 85 de l'hégire, à l'aube de la présence musulmane au Maroc. Avec la propagation de l'Islam dans les différentes régions du Royaume, et la place qu'occupa au fil du temps la mosquée dans le cœur et dans l'âme des marocains en tant que lieu de culte, de rencontre et d'enseignement, les maîtres artisans marocains ont assis les fondements d'un art architectural exceptionnel; un art qui laissera son empreinte sur un certain nombre de mosquées dans le monde islamique.

- Mosquée Al Quarawiyine:

L'époque des Idrissides connut la construction de la mosquée Quarawiyine à Fès. Reconstruite et élargie par Fatima Fihria en 245 de l'hégire, cette mosquée témoigne de l'évolution de l'art architectural marocain et de ses aspects artistiques qui ont subi des changements d'une dynastie à l'autre. Ainsi, on y trouve l'admirable salle de prière hispano-mauresque qui date de l'époque almoravide, et qui porte l'empreinte de l'art andalou.

- Mosquée Koutoubia:

De l'époque des almoravides date aussi l'édification de la mosquée Koutoubia à Marrakech. Phare spirituel de la capitale du sud marocain, cette mosquée a été construite sur une superficie de 3500 m². Elle contenait 17 pavillons et 11 coupoles garnies de stalactites. Son minaret quadrilatère s'élève à près de quatre vingt mètres. Le minbar, un des chefs-d'œuvre de la menuiserie et de la sculpture musulmanes, a été fabriqué en bois de santal, orné de plaques d'argent et d'or, à Cordoue d'où il fut amené en 1150 de l'hégire.

Les matériaux les plus souvent utilisés dans la décoration de la partie basse des murs des mosquées sont les «zellijes», carreaux de terre cuite vernissés et richement colorés. Le stuc sculpté est utilisé sur le haut des colonnes et des murs. Il est prolongé généralement par un auvent de bois de cèdre provenant de la forêt du Moyen Atlas. Quant aux motifs les plus fréquemment rencontrés, ils sont soit des formes géométriques, soit de la calligraphie, soit des arabesques.

- Mosquée Hassan II:

Conçue par Michel Pinseau, architecte français, la mosquée Hassan II, véritable joyau architectural et cultuel, est le plus grand édifice religieux dans le monde après la mosquée de la Mecque. Inaugurée le 30 Août 1993 après sept années de travaux, la mosquée Hassan II est construite sur un immense espace partiellement gagné sur l'océan atlantique .

Le minaret haut de deux cents mètres est doté d'un laser, d'une portée de trente cinq kms, orienté en permanence en direction de la qibla. Cet édifice qui peut accueillir plus de cent mille fidèles, dont vingt cinq mille à l'intérieur de l'imposante salle de prière, abrite, entre autres dépendances, une bibliothèque, un musée et une école coranique .

La conception retenue dans sa construction allie l'architecture traditionnelle marocaine à une technologie sophistiquée avec son toit amovible. Ainsi la splendide décoration intérieure de ce chef-d'œuvre est composée essentiellement de zellijes, d'arabesques, de stucs et de bois sculptés. Elle réunit de ce fait toutes les composantes des arts traditionnels marocains qui ont exigé la mobilisation de plus de trois mille artisans dont la  les œuvres d'une admirable beauté témoignent de leur grand talent et de leur génie.

L'art traditionnel du Maroc à travers les siècles a toujours eu l'ambition impersonnelle, dans l'équilibre de la beauté sereine, de réaliser, pour le regard des croyants, « l'expression la plus parfaite de certains idéaux spirituels » (Titus Burckardt).

Une vision méditative, ou mieux, contemplative, permet de pressentir puis d'éprouver, devant la Quarawiyine ou la Koutoubia par exemple, que l'art islamique est une sagesse architecturale où s'exprime, dans la splendeur d'une infinie diversité, l'unité primordiale irisant le Royaume de l'Apparent (zhâhir) tout comme le foisonnement esthétique de l'apparence renvoie sans cesse l'âme purifiée au mystère de l'Un caché, l'âme se murmurant, éblouie par la magnificence qui l'apaise :  « Gloire à celui qui se dérobe aux intelligences par son extrême manifestation et se cache d'elles par la perfection de Sa lumière » (Al-Ghazâlî).



03/10/2007
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