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Energies renouvelables encore inexploités au Maroc

Energies renouvelables encore inexploités au Maroc

Au Maroc, il y a le soleil, le vent, la mer et la forêt. Des ingrédients qui font le bonheur de la Vision 2010 pour le tourisme, mais qui sont tout aussi des éléments essentiels pour la production des énergies renouvelables. Le pays a un grand potentiel, on n’arrête pas de le dire, le tout est de se mettre au travail et de se donner les moyens de l’exploiter.

A EnviroMaroc 2007, le quatrième salon maroco-allemand de l’environnement, qui s’est tenu à Casablanca du 24 au 26 octobre, plusieurs experts ont dressé un tableau complet de la situation actuelle.

Les énergies primaires et secondaires représentent plus de 97% du bilan et la demande sans cesse croissante risque de peser encore plus lourdement sur la balance du commerce extérieure déjà déficitaire à 84,1 milliards de DH à fin août.

La facture pétrolière représente, à elle seule, 20% du total des importations. Avec la multiplication des chantiers structurants, cela va aller crescendo. La croissance de la demande énergétique est de 5% dont 8% pour l’électricité et 5 à 6% pour le gaz (GPL). De ce fait, la diversification des sources d’énergie et la réduction de la dépendance deviennent hautement stratégique. Pour l’heure, à peine 4% du bilan énergétique national proviennent de l’énergie verte.

Une petite proportion qui est tout de même à l’origine de 10% de la production électrique grâce à l’hydraulique et à l’implantation des premiers parcs éoliens. 124 MW installés, 140 en construction dans le Nord auxquels s’ajoutent quelque 200 à 300 autres en cours. La biomasse, dont les potentialités sont importantes, est quasi inconnue chez nous.

La part des énergies renouvelables devrait être portée à 1.000 MW en 2012, soit 10% du bouquet énergétique et 20% de la production d’électricité. L’objectif est très réaliste, sachant que pour l’éolien seulement, le potentiel actuel est de plus de 6.000 MW.

Le rayonnement solaire atteint, pour sa part, les 5 Kwh le m2 par jour et les microcentrales hydrauliques comptent plus de 200 sites exploitables. Autant dire que les 1.000 MW peuvent largement être dépassés, pour autant que les promesses fiscales soient inscrites dans la loi de Finances 2008: l’exonération des droits à l’importation, ou leur réduction (de 10 à 2,5%) et la baisse de la TVA sur les équipements à 7%.

De son côté, l’Office national de l’électricité (ONE) encourage l’autoproduction d’énergie par les industriels (cf.www.leconomiste.com). À ce jour, cinq opérateurs privés ont déjà signé des conventions avec l’Office. Il s’agit de Ciment du Maroc, Endesa, Nareva, Ynna Holding et Iberdrola. L’Office chérifien des phosphates est également en négociation. D’ici à 2010, leur puissance de production globale atteindra 820 MW. Cinq autres entreprises ont fait part de leur intérêt. Elles devraient totaliser environ 800 MW de puissance supplémentaire.

Une note optimiste, quand on sait que l’objectif national est d’atteindre les 1.000 MW éoliens avant 2012. Le tout est de porter le seuil d’autoproduction de 10 à 50 MW, comme promis.
Seulement, le décret d’application se fait attendre depuis plusieurs mois déjà.

Amine Boushaba
Source: L'Economist



30/10/2007
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