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Les Almoradives ( 1055-1144)

Les-Almoravides ( 1055-1144)

la fondation de Marrakech : Habitant la Mauritanie depuis des temps immémoriaux, les Berbères Lemtouna Sanhaja - également connus sous le nom d'Almoravides- étaient à l'origine constituées de 70 tribus, dont les croyances étaient fondées jusqu'au 3ème siècle de l'Hégire sur la magie et la sorcellerie. De retour de La Mecque en 1035, un des chef Lemtouna, Yahia Ibn Omar, fit appel à Abdallah Ibn Yassine pour introduire l'Islam dans les tribus.


Photo EM

 
Treize ans plus tard, ce dernier fonda un ribat ( monastère forteresse) dans une île au large de Saint Louis du Sénégal où il professait l'Islam selon la stricte doctrine malékite. De son sanctuaire, Ibn Yassine lève parmi les Berbères nouvellement convertis une armée de moines guerriers - les Mourabitoun ( ceux du ribat) pour convertir par la guerre sainte -la Jihad- tous les incroyants. Dans cet état d'esprit, mais également attirés par l'or de Guinée qui transite par une oasis plus tard appelée Marrakech, les mourabitoun montent vers le Nord et déferlent en 1053 sur le Sud du Maghreb en exterminant les Berbères hérétiques Berghouatas de Sijilmassa qui règnaient sur la valée du Drâa.
La cité capitale de Sijilmassa n'a laissé que des ruines quelques kilomètres au sud d'Erfoud. Abou Baker succède à Ibn Yassine, mort au combat, et poursuit sa route jusqu'à Taroudant et la plaine du Souss.
En mai 1070 (462 du calendrier musulman) , Abou Baker et son cousin Youssef Ben Tachfine arrivent en vue de l'oasis principale de la plaine du Haouz, au carrefour des grandes routes traversant l'Atlas et des pistes caravanières du désert et au pied de la butte rocheuse de Guéliz, et décident d'y établir leur campement qui deviendra leur capitale Marrakech - lequel viendrait d'une expression masmouda " Marrakouch " - " va-t-en vite "- allusion au danger que représentait ce lieu d'embuscade. Rappelé dans le sud saharien pour mater une révolte, Abou Baker confia la destinée de la nouvelle ville - ainsi que de sa femme officiellement répudiée Zaynab- à Youssef Ben Tachfine alors âgé de 60 ans avec la promesse de retrouver femme et pouvoir s'il revenait de sa campagne militaire.
Youssef Ben Tachfine continue les travaux d'édification de la ville , fore les puits, favorise la tenue hebdomadaire d'un grand marché rural, organise une armée à laquelle il incorpore des chrétiens et des Noirs, met sur pied une administration, crée un atelier monétaire… .
Lors du retour de campagne d'Abou Baker en 1072, réclamant ce qui lui était dû, Youssef Ben Tachfine envoya à son trop confiant cousin quelques présents en lui signifiant qu'il gardait le reste… Abour Baker s'en retourna paisiblement au Niger où il mourut en 1087. Commandeur des croyants,
Youssef dote Marrakech de ses remparts et en fait une cité fortifiée de laquelle il se lance à la conquête du nord du Maroc et du sud de l'Espagne à l'appel des princes arabes d'Espagne menacé par la reconquête chrétienne d'Alphonse VI et du Cid lesquels seront défait à la bataille de Zellaca. Maître de l'Espagne musulmane, Youssef importe la civilisation andalouse - les arts et l'architecture, à Marrakech. A sa mort en 1106, Marrakech est la capitale d'un royaume immense, pacifié et immensément riche. Sa renommée intellectuelle s'accroît jusqu'à Paris et Rome avec l'avènement d'Ali Ben Youssef, le fils de Youssef qui hérite de l'empire à l'âge de 23 ans, et qui Andalou de cœur et d'esprit, s'entoure des plus grands savants de l'époque. Sur les instructions d'Ali, un ingénieur du nom d'Abdallah Ben Younès, transpose les système perse des khettaras, réseau souterrain de canaux d'irrigation, et assurer à Marrakech et à ses alentours une alimentation en eau fiable.
A son décès en 1143, Ali laissera 2 fils : Tachfine Ben Ali qui régnera 2 courtes années, et l'enfant roi Ichaq Ben Ali qui sera exécuté sur l'ordre d' Abd El Moumen, après plusieurs jours d'hésitation, lors de la terrible prise de Marrakech en 1147 par les Almohades.

De l'œuvre architecturale Almoravide, il ne reste à Marrakech que de rares vestiges: les Almohades, puis 7 siècles plus tard les Alaouites, ayant détruit l'essentiel des réalisations de leurs prédécesseurs : les puits des khettaras dans les alentours de Marrakech, et une magnifique coupole: la Qoubba (@) à proximité de la mosquée, qui abrite un bassin monumental à ablutions.



01/10/2007
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