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Tanger est le passage obligé entre le Nord européen, le Sud africain et l'Orient. Cette cité située à une quinzaine de kilomètres de l'Europe, a été convoitée «depuis sa fondation par plusieurs peuplades : Carthaginois, Romains, Phéniciens, Vandales, etc.» Voilà pour l'histoire, quant au présent, il faut signaler que Tanger comme d'autres villes de cette région du Nord marocain, souffre d'un retard économique. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a lancé ces dernières années plusieurs projets de développement initiés par la l'Agence de développement des provinces du Nord (APDN). Toujours pour dynamiser l'ex-ville internationale et encourager l'investissement étranger au Maroc, rappelons que depuis 1991, Tanger est redevenu une zone de libre-échange.
Connue pour ses belles plages, Tanger a fasciné un grand nombre d'artistes et écrivains étrangers tels que « Delacroix, Matisse, Pierre Loti, Tenessee Williams, Paul Morand, Jean Genet, Joseph Kessel, William Burroughs ou Paul Bowles, etc. » Du boulevard Pasteur, les touristes embrassent d'un seul coup d'œil toute la ville ancienne et sa ceinture de remparts.
De la place de France, ils peuvent se rendre au grand « socco » où l'ambiance est colorée et attrayante, « où les paysannes des environs, vêtues de leur Foutas rayées et coiffées d'immenses chapeaux de paille à pompons de laine multicolores, viennent vendre fruits, volailles, fromages, lait, œufs, etc. Ce marché est dominé par le minaret de la mosquée Sidi Bou Abid et par le parc de la Mandoubia. » Par la porte de la casbah, les visteurs accèdent à la place du Tabor, la rue « Riad Sultan », « Dar Achariaâ » (maison de la justice), Dar El Makhzen, un musée avec ses appartements principaux (salle du trône, etc.) et « Bayt Al Mal », l'ancienne trésorerie.
L'histoire de Tanger commence avec la mythologie grecque et les 12 travaux d'Hercules. « La légende indique qu'il aurait vécu dans des grottes situées à proximité de la ville. Tanger fut très tôt fréquentée par les Phéniciens et les Carthaginois avant de tomber dans la dépendance de Rome. Vers la fin du 3e siècle, Tanger (Tingis) succéda à Volubilis comme capitale de la Maurétanie Tingitane. Elle fut occupée au 5e siècle par les Vandales et ensuite rattachée au 6e siècle à l'empire byzantin. Prise par le général omeyyade Moussa Ibnou Noussair en 705, elle servit de tremplin dès 711 à Tarik Ibnou Zyad et ses troupes pour la conquête de l'Espagne. » Pendant cinq siècles, les dynasties marocaines, égyptiennes, tunisiennes et espagnoles se disputèrent sa souveraineté. « Du 11e au 13s siècle successivement les dynasties marocaines en sont maître : Almoravides, Almohades et Mérinides, jusqu'au 15 et 16e siècle où les puissances étrangères l'occupent en alternance. Portugais d'abord et ensuite Espagnols et Anglais. Après un long siège, Tanger est récupérée en 1684 par Moulay Ismaïl. » En 1844, les Français prennent Tanger et démantèlent les fortifications. En 1925, le statut définitif de zone franche est signé par les puissances internationales. Le 10 avril 1947, le Sultan Mohammed V, prononce à Tanger le premier discours qui fait référence à un Maroc unifié. En 1956, avec l'indépendance, la conférence de Fédala (aujourd'hui Mohammedia) rend définitivement Tanger au Maroc.
Une myriade de monuments La casbah : cette vieille cité fut construite en 1664 par Al Khadir Ghaylan, pour mener la guerre contre les Anglais qui ont occupé la ville de Tanger de 1662 à 1684. « Cette forteresse est protégée par deux remparts et des tours percés au nord par une porte monumentale, défendue de part et d'autre par deux bastions saillants. L'ensemble de ces éléments défensifs offre au monument un caractère militaire.» La grande mosquée : transformée en église lors de l'occupation portugaise, elle fut rendue au culte de l'Islam en 1684 par le Pacha Ali Ben Abd Allah. «Des travaux de reconstruction, de restaurations et d'agrandissement y ont été portés par Moulay Ismaïl, Sidi Mohammed Ben Abd Allah et surtout par Moulay Sliman (1812-1817).
Sa porte monumentale est richement décorée de mosaïques et de faïences. Simple et modeste, ce lieu de culte s'inscrit dans la tradition architecturale des grandes mosquées. » Djama al-Kasba : elle fait partie des dépendances du palais Kasba. Construite au 18e siècle, dans la rue Ben Abbou, elle est considérée comme l'une des mosquées les plus anciennes de la ville. La légation américaine : ce bâtiment fut offert aux Etats-Unis en 1821 par le Sultan Moulay Sliman, et restera durant 135 ans le consulat de ce pays. Il fut la première propriété acquise par Washington à l'étranger. « Rappelons que le Maroc a été le premier pays avec la France à reconnaître l'existence de ce nouvel Etat. Après des années d'abandon, le bâtiment fut réhabilité et devenu musée d'art. Il contient des salles d'exposition, abritant une collection de peintures et aquarelles réalisées au Maroc du XVIIe au XXe siècle, une bibliothèque générale en anglais, une bibliothèque spécialisée dans l'histoire du Maroc et du Maghreb.»
L'église espagnole : cet édifice a d'abord appartenu au milieu du XVIIIe siècle à deux familles juives. Vers 1760, le Sultan Sidi Mohammed Ben Abd Allah l'a acheté pour le céder au gouvernement suédois, qui y installera son premier consulat en 1788. En 1871, le gouverneur espagnol acquiert l'édifice pour l'aménager en résidence pour des franciscaines de la mission catholique, et y construire une grande église appelée la « Purisima» (la très pure) désignant ainsi « Marie la vierge».
Le site de Kouass : ce site archéologique est situé sur la rive droite de l'oued Gharifa, à environ 25 km au sud de Tanger, et à quelques kilomètres au nord d'Asilah. « L'oued Gharifa, la proximité d'un port naturel, la présence de terres fertiles et de carrières d'argile ont permis l'installation humaine sur le site de Kouass dès l'Antiquité. Les fouilles archéologiques ont permis de dégager plusieurs fours de potiers d'époque préromaine qui ont produit des céramiques de la période allant du VIe au Ier siècle av. J.-C.»
Appel d'Azemmour pour déclarer la ville patrimoine universel
Les participants à une journée d'étude sur "la requalification urbaine d'Azemmour" ont appelé à redoubler d'efforts et à prendre toutes les mesures nécessaires pour classer cette ville en tant que patrimoine universel.
Les recommandations de cette journée d'étude, qui a vu la participation de plusieurs chercheurs marocains et étrangers spécialisés dans le domaine du développement durable et la requalification urbaine, ont souligné la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour sauver les monuments en ruine et les exploiter dans des activités économiques, sociales et culturelles.
Les participants à cette rencontre, organisée jeudi à l'initiative de l'associations "Amis d'Azemmour", ont aussi insisté sur l'engagement du ministère des Habous et des Affaires islamiques à oeuvrer pour la restructuration des domaines existant dans la ville.
Par ailleurs, les recommandations dont lecture a été donnée lors de la cérémonie de clôture par M. Nabil Benabdallah, président de l'association "Amis d'Azemmour", ont appelé au lancement du plan d'aménagement et de protection de la ville tout en procédant à la révision de certains de ses aspects.
La requalification urbaine ne doit pas être effectuée selon une vision purement technique, mais doit prendre en considération les aspects humains et le cadre de vie des habitants, soulignent les recommandations.
Les participants ont aussi appelé à accorder un intérêt particulier au tissu urbain de la ville, et ce en coordination avec le ministère de tutelle, les autorités locales et les élus et insisté sur la redynamisation des activités liées à l'artisanat.
A l'ouverture de cette journée d'étude, M. Nabil Benabdallah avait indiqué que cette initiative vise à édifier un espace de rencontre et de dialogue pour la prospection des perspectives de développement durable et intégré de cette ville ancestrale, en parfaite harmonie avec les objectifs de l'association tendant, d'une part, à promouvoir une renaissance globale d'Azemmour, et d'autre part, à s'inspirer des expériences de développement local initiées par d'autres associations, telle l'association "Essaouira Mogador ".
MAP
Oujda entre monts et merveilles
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La capitale orientale a été construite sur la plaine Angad. Cette ville qui fut fondée par la tribu berbère des Zenata en 944 bénéficie d'une position stratégique sur l'axe rel iant Rabat et Meknès à l'Algérie.
Sa médina est séparée de la nouvelle ville par des murailles qui reflètent son histoire : Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa, Bab Sidi Abdelwahab et Bab Ahl Jamai. La mosquée Al Kabir et ses trois fontaines construite en 1298 est selon certains le plus ancien monument de l'ancienne ville.
La capitale orientale a été construite sur la plaine Angad, qui est entourée par une plus belle région montag neuse, telles les monts de Beni-Snassen qui lui offrent une vue panoramique.
Cette ville qui fut fondée par la tribu berbère des Zenata, bénéficie d'une position stratégique sur l'axe reliant Rabat et Meknès à l'Algér ie. " Selon la tradition, la ville est l'enjeu de combats entre les maîtres de Fès et ceux de Tlemcen. Enlevée par le sultan Youssef Ben Tachfine en 1 206, elle devient un centre important pour les Almohades, qui renforcent les fortifications. Sous les Mérinides, Abou Youssef rebâtit la cité et construit de nouvelles murailles, une casbah, une mosquée et un palais. Plus tard, le régent ottoman d'Alger s'empare de la ville, mais Moulay Ismail la reprend en 1687."
Pour le nouveau visiteur, un petit tour dans l'ancienne médina est largement suffisant. " On y trouve l'essentiel des éléments qui caractérisent la vie et l'organisation des médinas marocaines : architecture, parfums des kissariats, sans oublier l'animation des ruelles ornées d'étalages de divers produits, notamment artisanaux, qui surpassent en donnant à chaque ruelle sa lumière, sa couleur et son propre charme. "
La médina d'Oujda est séparée de la nouvelle ville par des murailles qui reflètent son histoire : Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa, Bab Sidi A bdelwahab et Bab Ahl Jamai. La grande mosquée construite au 13e siècle et l'un des principaux monuments de la ville.
La place de " Souk el Mae " (le marché de l'eau), " où les jardiniers du marché avaient l'habitude de venir chercher l'eau pour irriguer leur terre ", vaut le détour, de même pour Souk El Knadsa et le parc Lalla Meryem. " A visiter également les jardins Lalla Aïcha q ui abritent le musée ethnographique du même nom. Malgré son passé, Oujda est d'un faible intérêt touristique. Pourtant la plaine d'Angad et les monts de Beni-Snassen abritent des gorges et des cavernes à découvrir. "
La mosquée Al Kabir et ses trois fontaines construite en 1298 est selon certains le plus ancien monument de la médina. A droite de l'entrée principale de la mosquée une petite rue, conduit le visiteur à l'un des joyaux de la médina: la médersa mérinide. "Cett école fut éd ifiée en 1335 et elle est de cinq ans plus jeune que la célèbre médersa Bouâanania de Fès. Elle est considérée comme un chef-d'œuvre de l'art mérinide. " Quant à la ville moderne, elle est " centrée sur la tour de l'Horloge, datant des années 1930 et se développe le long de la par tie centrale du boulevard Mohammed V, où les meilleurs cafés sont concentrés. " Autre monument à visiter, Bab Sidi Abdelwahab, dont la dernière reconstruction remonte aux environs de 1895 et permettait l'accès aux quarti ers commerçants. C'était aussi la porte de Oujda du côté est.
" La place voisine, qui est de nos jours animée de toute la ville, était la station de repos pour les caravaniers qui arrivent de l'Est. Peu à peu, elle s'est transformée pour devenir un véritable souk (montures, bétail, légumes,...) avant de devenir ce qu'elle est aujourd'hui. En quittant la médina par la porte Sidi Abdelwahab, le touriste peut visiter le palais Dar Essabti, construit en 1938 par un riche marchand de la ville. " En face de ce palais, se trouve le parc Lalla Meryem, qui abrite le musée des armes traditionnelles.
Figuig, l'oasis des sept «ksour»L'oasis de Figuig installée dans l'extrême sud-est, se trouve à 400 km d'Oujda. Site habité depuis les temps préhistoriques, ce qui a été appelé pendant plusieurs siècles le pays de Figuig recèle de trésors. Figuig est composée de sept " ksour " : El-Maîz, El-Hammam Foukani, El-Hammam Tahtani, Laabidate, Loudaghir, Ouled Slima ne et Zenaga. Figuig " relais stratégique sur les anciens axes du commerce caravanier transsaharien et sur l'axe sub-saharien est-ouest, le rayonnement culturel, scientifique et économique de l'oasis dépassait même l'échelle régionale." Le patrimoine culturel actuellement conservé porte surtout le cachet de la période islamique. "Des maisons et des mosquées séculaires construites en terre séchée côtoient le célèbre minaret octogonal pierreux de l'époque mérinide. De même les vestiges d'anciens qsour et hameaux désertés ou détruits par les guerres subsistent encore tout comme les mausolées et les bibliothèques des marabouts et des savants dont les documents manuscrits ont largement été pillés. Certains se trouvent chez des particuliers, d'autres dans des musées étrangers. "
Une autre excursion mènera le visiteur dans la vallée de l'oued " Zous Fana " jusqu'au col de " Tarhla " où il pourra profiter de vues imprenables. La visite à Figuig peut être l'occasion d'essayer un bain de sable chaud, particulièrement efficace contre les rhumatismes.
Saïdia au sable doréLa capitale de l'Oriental, chef-lieu d'une région, disposant d'un certain nombre d'atouts naturels, et favorable pour le développement du tourisme, se caractérise par la plage de Saidïa longue de 12 km de sable fin et doré. "Sa petite casbah construite au 19e siècle, avec ses murs intacts, fut l'unique construction jusqu'aux années 1930. Elle fut bâtie par Hassan 1er comme poste de guet contre les Français qui occupaient déjà l'Algérie. " D'autre part, la montagne de Béni-Znassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc. A 6 km d'Oujda, l'oasis de Sidi-Yahya offre un site agréable.
Au fil des dynasties Les sources historiques sont presque unanimes sur les origines de la ville d'Oujda qui remontent à 994 (384 de l'Hégire). Selon d'autres " la ville fut bâtie sur les ruines d'une ancienne ville en un lieu appelé selon Ptolémée Lanigare. Le prince Ziri Ibn Attiya, chef de la tribu zénète m aghraoua choisit comme site pour sa capitale une plaine fertile située au coeur de son royaume. Cependant, cette ville ne prit d'importance notable qu'au milieu du XIe siècle, grâce à son statut de ville relais sur la voie Sijilmassa - Orient ".
Au fil de l'histoire des dynasties qui se succédèrent, " Oujda finit par assumer une fonction stratégique chez les Mérinides, installés à Fès, en l'occurrence celle de base arrière dans leur conflit avec les Abdelouadides de Tlemcen. Cette situation fut à l'origine de plusieurs invasions auxquelles O ujda fut exposée. De même, elle connut beaucoup de difficultés en se ralliant tantôt à l'Est, tantôt à l'Ouest en raison de sa situation sur le champ d'affrontements entre les Saâdiens et les Turcs."
Au XIXe siècle, Oujda fut également harcelée par la présence française en Algérie, ce qui aboutit, en outre, à la bataille d'Isly (1844) et à l'occupation de la ville en 1907, cinq ans avant la mise en place du protectorat.
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Tissa: Un centre ancestral d'élevage de chevaux
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La petite localité de Tissa qui accueille, depuis dix-neuf ans, le Festival du cheval, une manifestation nationale et internationale de grande importance, est appelée à devenir une ville modèle si certaines conditions de développement durable sont réunies.
Le cercle de Tissa, peuplé de plus de 168.000 habitants, est toujours dépourvu des infrastructures de base nécessaires à tout développement local. Situé seulement à une quarantaine de kilomètres de la ville de Fès et relevant de la province de Taounate, il est devenu une région de renommée mondiale grâce au festival du cheval qu'il organise chaque année et avec succès.
Cette région, qui le temps d'un festival, est fréquentée par des milliers de visiteurs venus des localités voisines, mais aussi par de nombreux journalistes de chaînes de télévision étrangères, notamment de Belgique, des Pays-Bas, de France et même du Japon, vit repliée sur elle même le reste de l'année faute d'infrastructures touristiques incitant au retour les férus de l'art équestre, les éleveurs de chevaux arabes barbes et les touristes en quête de dépaysement. Le festival du cheval de Tissa aurait pu devenir une dynamique de développement et pousser à une réflexion profonde pour faire de la grande conquête de l'homme un élément fondamental devant hisser la région des Hyaynas au rang des petites villes modèles.
Tissa, la petite cité rectiligne aux petites échoppes marchandes, au commerce hétéroclite en monticules à même le sol, possède pourtant un patrimoine inestimable mais méconnu de la plupart des Marocains. La localité, qui s'étend sur une superficie de 1.635 Km2, avec ses ruelles étroites et ses cafés maures ainsi que ses larges étendues non encore exploitées, appelle à des projets d'investissement à la fois touristiques et économiques. A mi-chemin entre l'urbain et le rural, Tissa ne manque pourtant pas d'atouts, avec une jeunesse cultivée et ouverte sur le monde moderne, et de moyens en mesure de lui assurer un développement propre et durable.
Il suffit seulement de favoriser une coopération étroite avec l'ensemble des acteurs concernés et des bailleurs de fonds potentiels et de concrétiser la solidarité sociale et humaine qui a pris racine dans la région.
Devenue depuis le 16e siècle le berceau du cheval, dont la qualité de l'élevage n'est plus à démontrer, Tissa devrait faire de ce noble animal un produit de développement agricole, touristique et socio-économique, explique à la MAP, M. Azzouz Al Bahri, chargé de communication du festival, qui déplore le manque de soutien financier, l'absence de haras moderne et de personnel spécialisé. Le cheval des Hyaynas est devenu célèbre, en particulier sur le plan international, grâce à sa participation, à travers le monde, à d'importantes manifestations équestres et est devenu la fierté de toutes les familles de la région, même les plus démunies.
Les cavaliers les plus en vue de la région appartiennent à trois grands lignages ethniques: Ouled Aliane, Ouled Riab et Ouled Amrane qui forment la grande tribu des Hyaynas et qui étaient producteurs, entre 1950 et 1970, de plus de 1.200 poulains par an.
Actuellement, la production n'est plus que de 200 à 250 poulains par an à cause des contraintes de la sécheresse, de l'urbanisation galopante, de l'exode rural et d'une absence de relève.
Toujours présents dans les différentes représentations de fantasias populaires grâce à leur aptitude inégalée à monter et à présenter des tableaux équestres de groupe, les cavaliers de Tissa sont disposés à faire de leur art ancestral un projet de développement à la fois culturel, artistique, économique et touristique pour que leur cité, aujourd'hui apparemment pauvre, devienne un centre d'élevage et d'apprentissage des jeux équestres de qualité et une école de jeunes cavaliers.
D'ailleurs, M. Al Bahri, tout en rappelant l'appel lancé à la Fédération royale marocaine des sports équestres pour l'organisation d'un championnat des jeunes et enfants cavaliers pour la préservation et l'encouragement de cette tradition qui nécessite des chevaux dont le prix est évalué entre 4 et 10 millions de centimes, et tout en soulignant l'intérêt accordé par le département de l'agriculture à cette discipline, insiste sur l'inexistence de toute promotion touristique et culturelle de la région.
C'est dans ce cadre que le festival du cheval de Tissa, qui demeure ouvert à toutes les potentialités, aurait dû, depuis de nombreuses années, être considéré comme un accompagnateur d'actions de toutes sortes, génératrices d'emplois si une campagne promotionnelle était sérieusement élaborée et si des projets d'équipement, notamment la construction de routes, de petites unités hôtelières, étaient envisagés avec l'organisation de circuits touristiques coïncidant avec la période du festival. Les autorités provinciales, qui ont déjà veillé à la mise en place d'un organigramme et d'un comité de gestion du festival, envisagent la création, prochainement, d'un centre équestre.
Ces initiatives pourraient s'ajouter à un éventuel lancement du tourisme écologique et la création de gîtes touristiques, aujourd'hui cheval de bataille des professionnels du secteur pour faire de Tissa une cité pilote et un modèle de lutte contre le sous développement et la précarité.
Et pourtant, Tissa, lieu de rassemblement annuel de centaines de cavaliers et d'éleveurs de chevaux arabe-barbe, ne profite pas encore de cette manifestation unique dans le monde et qui est devenue source d'inspiration pour des écrivains étrangers et des journalistes européens et américains, dont certains sont devenus, depuis plusieurs années, des fidèles de cette belle rencontre d'authenticité appelée à donner naissance à un projet de modernité. |
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| Schéhérazade Alaoui | MAP |
La grotte des pigeons à Tafoghalt
Une équipe d'archéologues marocains a découvert, récemment dans la grotte des pigeons à Tafoghalt, dans la région de Berkane, des restes humains datés entre 11.000 et 12.000 ans avant notre ère. ette découverte entre dans le cadre des recherches archéologiques dirigées par l'Institut national des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine (INSAP), en coopération avec l'Université d'Oxford, indique un communiqué parvenu à MAP-Oujda de M. Abdelajalil Bouzouggar, enseignant-chercheur à l'INSAP et archéologue spécialiste des périodes préhistoriques. L'un des ces squelettes humains a été inhumé avec des cornes de mouflon à manchettes (ammotragus lervia), un mammifère de type artiodactyle qui était très abondant dans les régions montagneuses du Maroc oriental au cours des temps préhistoriques.
A côté de ces restes humains ont été également découverts des outils lithiques et osseux. Cette nouvelle découverte permettra, selon la même source, une meilleure connaissance des rites funéraires des populations préhistoriques au paléolithique supérieur et particulièrement de la culture ibéromaurusienne.
La grotte des Pigeons à Tafoghalt a connu, rappelle-t-on, des fouilles archéologiques depuis les années 40 du du siècle dernier et jusqu'à 1977. Mais les recherches y ont été reprises de manière régulière à partir de 2003 par une équipe maroco-britannique sous la direction de M. Bouzouggar. Les recherches actuelles, qui ont débuté le 5 septembre 2005, vont se poursuivre jusqu'au 1-er octobre.
La reprise des recherches dans cette grotte s'inscrit également dans le cadre d'un vaste programme de prospection au sol et d'inventaire des sites archéologiques réalisés dans la basse vallée de la Moulouya depuis 2001. Cette zone comporte la plaine littorale des Triffas bordée au nord par la Méditerranée et concerne aussi les massifs montagneux appartenant aux chaînons des Beni Znassen.
C'est dans le cadre de ces prospections qu'une série de sites de plein air a été découverte dans la région du Cap de l'eau contenant des outils lithiques, de la poterie et des fragments des oeufs d'Autruche. Ces derniers ont été datés au laboratoire des recherches d'analyses techniques et scientifiques de la Gendarmerie royale à Témara (LARATES) par la technique du radiocarbone et ont révélé des âges entre 5.500 et 5.100 ans avant notre ère.
On ajoute de même source qu'au cours de cette saison des recherches, les investigations vont se poursuivre dans la grotte de Ghafas (région d'Oujda) et des échantillons des sédiments et des charbons de bois y seront prélevés pour réaliser des datations en vue de la précision du cadre chronologique des groupes humains préhistoriques, qui ont peuplé le Maroc oriental il y a des milliers d'années avant notre ère.
MAP |
Commentaires
Adesva le 11/09/2007 à 00:27:11Hello
How are you?
naisioxerloro le 29/11/2007 à 10:32:47
Hi.
Good design, who make it?